Cannes: le film de Stéphane Lafleur a très vite séduit

Le réalisateur Stéphane Lafleur a confié hier en... (Photo: David Boily, La Presse)

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Le réalisateur Stéphane Lafleur a confié hier en conférence de presse avoir pris un peu de temps pour s'assurer du sérieux de la réponse de Cannes.

Photo: David Boily, La Presse

Le cinéaste Stéphane Lafleur et la boîte de production du film Tu dors Nicole ont su quelques semaines avant l'annonce officielle d'hier matin que leur film serait présenté à la Quinzaine des réalisateurs, à Cannes.

C'est ce que Luc Déry, un des producteurs de la maison micro_scope, a révélé lors d'une rencontre de presse hier après-midi dans les locaux des Films Séville, entreprise dont la filiale Christal Films distribuera l'oeuvre au Québec.

«Ça fait plusieurs semaines qu'on le sait, a indiqué M. Déry. Lorsque les sélectionneurs des différentes sections de Cannes sont venus à Montréal voir l'offre québécoise, je crois que les représentants de la Quinzaine ont beaucoup aimé le film. Ils l'ont montré très rapidement à l'équipe de Paris et nous avons reçu l'invitation peu de temps après.»

En fait, lorsque micro_scope a demandé, il y a deux semaines, aux gens de la Quinzaine s'ils avaient une idée des dates de projection, les producteurs ont eu la surprise de se voir répondre qu'il restait encore 250 films à voir avant de boucler la programmation. Comme quoi les sélectionneurs voient beaucoup de films et que Tu dors Nicole les a soufflés!

Mettant en vedette Julianne Côté, Marc-André Grondin, Catherine St-Laurent, Francis La Haye et Simon Larouche, le film raconte l'histoire d'une jeune femme de 22 ans qui croit pouvoir couler un été paisible dans la maison de ses parents et qui voit ses plans perturbés par l'arrivée de son frère aîné et de son groupe musical.

Il s'agit du troisième long métrage de Stéphane Lafleur, dont les deux premiers, Continental, un film sans fusil et En terrains connus, ont été lancés à Venise et à Berlin.

«Honnêtement, lorsqu'on a reçu la réponse de Cannes, je n'en revenais pas, dit le cinéaste. J'ai mis 15 minutes à m'assurer qu'on ne me niaisait pas. Je ne suis jamais allé à Cannes. Je m'attends à une espèce de grosse foire où il y aura beaucoup de monde. Je crois que ça va aider le film à avoir une meilleure vie. Tout le monde connaît le Festival de Cannes. D'y être associé, peu importe la section, crée de l'intérêt autour du film.»

Julianne Côté dans une scène du film Tu... (Photo: fournie par Films Séville) - image 2.0

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Julianne Côté dans une scène du film Tu dors Nicole.

Photo: fournie par Films Séville

Le buzz québécois

Hier, tous se réjouissaient non seulement de voir le film de M. Lafleur se retrouver à Cannes, mais aussi de constater que la délégation québécoise sera forte sur la Croisette cette année.

Rappelons que la semaine dernière, Xavier Dolan a vu son film Mommy être inscrit en compétition officielle. S'ajoutent aussi les courts métrages Jutra de Marie-Josée Saint-Pierre à la Quinzaine et Petit frère de Rémi Saint-Michel à la Semaine de la critique.

Stéphane Lafleur est plutôt fier de cette effervescence du cinéma québécois sur la scène mondiale. «Le fait que des pairs comme Denis Côté, Denis Villeneuve rayonnent à travers le monde aide tout le monde, dit-il. Je suis persuadé que les sélectionneurs des festivals portent une attention particulière aux films québécois du fait que plein de réalisateurs réussissent et se démarquent. Il y a actuellement un petit buzz autour du cinéma québécois. Je trouve ça très excitant et je me sens très choyé de faire partie de cette aventure.»




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