Doctor Strange: extravaganza visuelle ****

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Sonia Sarfati
La Presse

Visuellement, pensez à Inception. Vous croyez comprendre, savoir, y être. Maintenant, mettez au cube ce que vous avez imaginé. Vous arriverez tout juste à «voir» ce que les magiciens derrière Doctor Strange sont parvenus à porter à l'écran.

Et magiciens n'est pas, dans le contexte, un mot pris au hasard: le nouveau personnage de l'écurie Marvel à entrer dans le MCU utilise la magie pour combattre le mal.

Ayant plus de parenté avec Tony Stark/Iron Man (un homme riche, narcissique et arrogant qui revoit ses valeurs après qu'un drame le laisse physiquement hypothéqué) qu'avec les (sur)hommes produits par la science (Steve Rogers/Captain America, Bruce Banner/The Hulk) ou les extraterrestres (Thor), le docteur Stephen Strange (Benedict Cumberbatch) est un neurochirurgien hors pair.

Après un accident, il perd l'usage de ses mains et, la médecine traditionnelle ne pouvant rien pour lui, il se rend dans une région reculée du Népal, où il pourrait retrouver son intégrité physique grâce à un mystérieux gourou: The Ancient One (Tilda Swinton), dont la maîtrise des arts de l'occulte dépasse l'entendement.

Ses disciples, Mordo (Chiwetel Ejiofor) et Wong (Benedict Wong), sont d'ailleurs en voie de devenir de puissants magiciens. Que Strange, qui affiche des aptitudes hors normes, ne tarde pas à surpasser en maîtrisant la projection astrale, manipulant les lois de la physique, se déplaçant dans des dimensions parallèles.

Vêtu de la Cape de Lévitation et portant une amulette pourvue de pouvoirs divinatoires, il aura besoin de tout cela pour affronter Kaecilius (Mads Mikkelsen), sorcier qui s'est laissé envahir par le côté sombre de la force.

Le voir pour le croire

D'accord, ça fait beaucoup de théories et de notions nouvelles à absorber. Mais le scénario de Doctor Strange, qui présente au demeurant une histoire des origines assez classique avec les notes d'humour «obligées», surfe bien sur ces données et utilise son immense atout pour les rendre claires: le visuel.

Dimension miroir? Fracture de l'espace-temps? Lumière Eldrich? Une image vaut mille mots, mais aussi, ici, son pesant d'or.

... (Image fournie par Marvel Studios) - image 2.0

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Image fournie par Marvel Studios

Ce long métrage est une virée audacieuse dans un univers qui se déploie comme un trip hallucinogène. Un kaléidoscope de formes. Un rendu psychédélique dont on prendrait plus.

Bref, Scott Derrickson, que l'on connaissait pour The Exorcism of Emily Rose et Sinister, nous fait le même coup que les frères Russo avec Captain America - The Winter Soldier, James Gunn avec Guardians of the Galaxy et Peyton Reed avec Ant-Man.

Moins connus que leurs prédécesseurs (rappelons que la franchise MCU a démarré en compagnie des Jon Favreau, Kenneth Branagh, Joss Whedon), ils sont arrivés avec des longs métrages solides, surprenants et possédant leur propre signature - tout en suivant la «recette» du grand plan Marvel.

De plus, grâce à la marque de commerce (!), ils ont bénéficié d'une distribution de catégorie A. Celle de Doctor Strange est de la même eau.

Benedict Cumberbatch, qui ne sait pas être mauvais, fait un deuxième tour dans le cinéma de masse plus réussi encore que celui qu'il avait effectué dans Star Trek Into Darkness. Tilda Swinton convaincra tout le monde, même ceux qui ont tiqué en apprenant que The Ancient One passait de vieil homme asiatique à femme blanche. Quant à Rachel McAdams en Christine Palmer (l'un des patronymes de Night Nurse...), on ne peut qu'espérer la voir davantage dans un prochain volet de la franchise.

Et, oui, comme d'habitude, on reste jusqu'à la fin du générique. La première scène supplémentaire donne une idée de la façon dont Strange va se glisser dans Infinity War. La seconde, ce qui attend le magicien dans sa prochaine aventure solo.

C'est pas fini tant que c'est pas fini, hein!

* * * *

DRAME FANTASTIQUE. Doctor Strange (V.F.: Docteur Strange). Scott Derrickson. Avec Benedict Cumberbatch, Tilda Swinton, Mads Mikkelsen. 1h55.

> Consultez l'horaire du film

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