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    Romain Duris, un homme de son temps

    Romain Duris et Déborah François dans Populaire.... (Photo: fournie par Mongrel/Métropole Films)

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    Romain Duris et Déborah François dans Populaire.

    Photo: fournie par Mongrel/Métropole Films

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    (Paris) Depuis quelques années, Romain Duris aime se transformer à l'écran. À la faveur de Populaire, l'acteur se glisse dans la peau d'un homme de son temps, élégant et misogyne...

    Après avoir enchaîné les tournages de Persécution (Patrice Chéreau), L'arnacoeur (Pascal Chaumeil) et L'homme qui voulait vivre sa vie (Éric Lartigau), Romain Duris s'est fait un peu plus discret au grand écran. Il a d'ailleurs profité de ce moment de répit pour monter sur les planches. Sa performance dans La nuit juste avant les forêts, un texte de Bernard-Marie Koltès (mis en scène par Patrice Chéreau), lui a d'ailleurs valu des éloges. Cette pièce en solo, rappelons-le, fut jouée chez nous par Sébastien Ricard (dans une mise en scène de Brigitte Haentjens).

    À l'aube de la quarantaine, cet acteur révélé il y a près de 20 ans grâce au Péril jeune (Cédric Klapisch) a visiblement pris du galon. Il exerce aujourd'hui ce métier avec une forte envie de composer des personnages différents de sa propre nature. Avec le souci de varier les plaisirs.

    «Je crois que ma vocation d'acteur est véritablement née grâce à L'auberge espagnole, expliquait-il plus tôt cette semaine au cours d'un entretien accordé à La Presse. Plusieurs ont d'ailleurs cru qu'il s'agissait là de mon premier film, même si j'avais déjà près de 10 ans de cinéma derrière moi. C'est à ce moment-là que j'ai appris la composition, que j'ai pris plaisir à jouer un personnage que je n'aimais même pas. Il y a eu comme un déclic. J'ai alors validé mon désir d'exercer véritablement ce métier.»

    Une belle occasion

    Cette ouverture permet aujourd'hui à Romain Duris de pouvoir arpenter tous les registres, y compris celui de la comédie. Aussi a-t-il reçu la proposition de Régis Roinsard comme une occasion d'explorer une facette encore inédite de sa personnalité d'acteur.

    «À la lecture du scénario de Populaire, j'ai tout de suite été enthousiasmé par le caractère original de la proposition, dit-il. J'ai aussi été séduit par le cadre dans lequel se déroule cette histoire. Les années 50 sont très riches sur le plan du style, de l'esthétisme. C'est une époque pétillante. Cela dit, avec un esthétisme aussi prononcé, il est aussi facile de tomber dans la caricature et le mauvais goût. La vision de Régis Roinsard m'inspirait toutefois confiance. Je savais qu'il était très sensible à l'esthétisme de ces années-là, qu'il est aussi un grand admirateur du cinéma américain des années 50 et des cinéastes de cette époque: Douglas Sirk, Billy Wilder et compagnie.»

    Dans Populaire, Romain Duris se glisse avec élégance dans le costume du patron d'une entreprise qui voit dans les talents d'une jeune femme une occasion de se faire valoir enfin. Louis Echard n'a pourtant pas l'intention d'embaucher Rose Pamphyle (Déborah François) à titre de secrétaire, mais quand cette dernière révèle une vitesse d'exécution peu commune en tapant à la machine, il décide d'entraîner sa nouvelle protégée vers les plus hauts sommets. C'est dire que, comme s'il s'agissait d'une discipline sportive, Louis entraînera Rose en vue de gagner les concours de vitesse dactylographique. Championne de France d'abord, du monde ensuite.

    «Honnêtement, je ne savais pas du tout que de tels concours avaient véritablement existé à l'époque, s'étonne Romain Duris. Les années 50 nous séduisent parce qu'on en retient le côté très mythique, très naïf, mais il ne faut quand même pas oublier les aspects plus sombres. Notamment sur le plan des rapports hommes-femmes. Louis est un homme de son temps. Forcément, il est misogyne.»

    L'âge d'or du cinéma

    Pour composer son personnage, Romain Duris s'est inspiré des acteurs mythiques de l'âge d'or hollywoodien, Cary Grant notamment, mais il a aussi tenu à raccrocher au personnage une parcelle de modernité.

    «Ça tient beaucoup à la posture, fait remarquer l'acteur. À cette époque, on se tenait droit! J'ai revu beaucoup de films produits dans ces années-là, autant américains que français. J'avais besoin de codes français pour construire ce personnage. Le cinéma de Carné ou de Chabrol était en mesure de me les donner. Cette époque est beaucoup définie par la série Mad Men dans notre imaginaire présentement. J'ai voulu voir s'il n'y avait pas moyen de proposer une couleur différente.»

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    Populaire prend l'affiche le 8 février.

    Les frais de voyage ont été payés par Unifrance.

    Populaire

    Cote La Presse

    Normandie, 1958. Refusant le destin de ménagère tout tracé pour elle, Rose quitte son village pour Lisieux où un assureur célibataire, impressionné...
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