Cinéma québécois: des projets pour initier les jeunes

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Les enseignants Simon Dugas et Stéfanie Martin font partie du comité organisateur du Prix collégial du cinéma québécois.

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Face au constat voulant que les jeunes soient peu attirés par le cinéma québécois, plusieurs acteurs du milieu développent des projets pour renverser la tendance. En voici quelques exemples.

Prix collégial du cinéma québécois

Fondé dans le but de stimuler l'intérêt des cégépiens, le Prix collégial du cinéma québécois (PCCQ) permet à des centaines de jeunes de voir cinq films d'ici autour desquels ils débattent. Cela donne des discussions fiévreuses et enrichissantes, disent Simon Dugas et Stéfanie Martin, enseignants au cégep de Saint-Laurent, responsables du projet avec Pierre Fontaine, du cégep Lionel-Groulx. Au terme de discussions à l'interne, chaque cégep envoie un représentant à un débat national pour le choix du gagnant. De 15 cégeps à la fondation, le PCCQ, qui en est à sa sixième édition, regroupe maintenant 56 cégeps, incluant 6 anglophones.

Activités scolaires de Québec Cinéma

Sous la gouverne de Julie Demers, Québec Cinéma intervient auprès de jeunes du primaire jusqu'à l'université avec des projections, ateliers et rencontres avec les artisans. «Nous croyons que, pour leur faire aimer le cinéma, il faut leur donner des outils pour comprendre comment lire un film, dit Mme Demers. On intervient en amont du visionnement avec, par exemple, des analyses de courts métrages, des débats critiques, etc.» L'an dernier, plus de 8200 jeunes ont participé à quelque 200 activités, en hausse de 28 % par rapport à l'année précédente.

CinÉcole

Fondée en 2009, CinÉcole s'adresse aux jeunes du secondaire et se concentre sur une activité: les amener voir des films en salle. «On pense que de voir de bons films sur grand écran demeure l'expérience ultime, dit Martin Bilodeau. Nous nous concentrons sur la projection de films d'ici.» Des organismes (Régie du cinéma, Téléfilm Canada, etc.) se sont joints au programme pour le bonifier. Pour l'année 2016-2017, l'initiative avait pour objectif de rejoindre 7500 jeunes; il y a eu 8500 inscriptions! Dans cinq ans, on espère en rejoindre 20 000.

Activités jeune public de Regard

À Saguenay, Regard, le populaire festival de courts métrages, va à la rencontre de près de 8000 jeunes de toute la région. Les activités incluent projections, analyses, critiques et rencontres avec les artisans. «Durant le festival, il y a beaucoup d'effervescence avec les volets scolaire et famille, assure la responsable Sylvie Poisson. Les enseignants ont intégré le cinéma dans leur cursus, notamment en 3e, 4e et 5e secondaire, où l'on enseigne la nouvelle littéraire. En suscitant la curiosité chez les jeunes, on les aide à prendre plus de risques dans leurs choix de films.

Chaque année, durant la semaine de relâche scolaire,... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, La Presse) - image 2.0

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Chaque année, durant la semaine de relâche scolaire, le Beaubien accueille les organisateurs du Festival international de films pour enfants de Montréal (FIFEM).

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RIDM

Les Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) vont, à l'année, à la rencontre des élèves du secondaire et du collégial. Durant le festival, en novembre, un Prix du jury étudiant consacré à la compétition nationale (films québécois et canadiens) permet à des jeunes de s'initier à la critique approfondie. Le film gagnant fait le tour des écoles. Avec un réalisateur québécois, on réalise aussi un projet de webdocumentaire dans une école. «Ce sont des projets dans lesquels les jeunes se reconnaissent», dit la directrice Mara Gourd-Mercado.

Cinéma Beaubien et FIFEM

Chaque année, durant la semaine de relâche scolaire, le Beaubien accueille les organisateurs du Festival international de films pour enfants de Montréal (FIFEM). Le cinéma ouvre aussi ses portes aux activités de CinÉcole. «Dans les mémoires récemment présentés pour le renouvellement de la politique culturelle du Québec, un sur deux insistait sur l'importance de faire découvrir la culture au niveau scolaire, dit Mario Fortin. Si on donnait aux jeunes une formation en cinéma québécois au secondaire, ils continueraient ensuite à s'y intéresser.»

Modèle scandinave

Mario Fortin aimerait aussi un rythme plus soutenu de productions québécoises pour les jeunes. «En Scandinavie, le tiers des oeuvres va aux films jeunesse. Avant, au Québec, on avait un nouveau Conte pour tous tous les 12 à 18 mois et l'intérêt se maintenait. Maintenant, les braises s'éteignent entre chaque sortie et tout est, chaque fois, à recommencer.»




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