Sur les traces de King Dave

King Dave de Podz est un film de 95 minutes... (Photo fournie par Les Films Séville)

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King Dave de Podz est un film de 95 minutes réalisé en un seul et unique plan-séquence dans 20 lieux de tournage.

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Réaliser un long métrage de 95 minutes en un seul et unique plan-séquence dans 20 lieux de tournage. Voici le défi que Podz s'est lancé dans King Dave, adaptation de la pièce du même nom d'Alexandre Goyette. Le réalisateur a accepté de commenter pour La Presse le parcours de ce marathon technique de neuf kilomètres qu'il a réalisé de nuit, à cinq reprises.

Mylène St-Sauveur et Alexandre Goyette dans une scène... (Yan Turcotte) - image 1.0

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Mylène St-Sauveur et Alexandre Goyette dans une scène du film King Dave, qui arrive sur les écrans le 15 juillet.

Yan Turcotte

Alexandre Goyette dans King Dave... (Photo fournie par Les Films Séville) - image 1.1

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Alexandre Goyette dans King Dave

Photo fournie par Les Films Séville

  1. Le ballet technique de King Dave a obligé toute l'équipe du film à redoubler de créativité pour créer un parcours sans aucune coupure, aussi rapide que le flux de pensées du personnage principal qui s'adresse directement à la caméra. « Les portes du métro s'ouvrent et David se retrouve dans un party. On a bâti un mur et un corridor mène à la cour de la maison voisine où on a construit l'appartement de Dave. Il a fallu tenir compte de tous les arbres qui étaient là et même d'un poteau téléphonique ! »
  2. Toute l'équipe doit embarquer sur une plateforme arrimée à une demi-voiture pour suivre David, conduit par les membres d'un gang de rue dans un bar. « Le décor du bar a été construit sur une remorque fardier pour nous permettre de continuer vers notre prochain lieu de tournage. En postproduction, on a dû stabiliser l'image pour qu'on ne remarque pas les lumières et les verres bouger. La première assistante à la réalisation faisait des signes à Alexandre Goyette pour qu'il ajuste son débit en fonction du reste du trajet. »
  3. Alors que David se retrouve dans une ruelle, Podz et son équipe le font avancer en tirant une plateforme avec un kart de golf pour se rendre jusqu'à son appartement. « On s'est servi d'un studio de danse pour construire le "vrai" appartement de David, identique à celui qu'on avait recréé dans la cour arrière au tout début. » Les couloirs et les escaliers du bâtiment permettent ici à Podz de changer de lieux à plusieurs reprises tout en filmant sans interruption.
  4. Podz fait croire que David se trouve dans un parc de Rivière-des-Prairies, mais il tourne en fait au parc Francesca-Cabrini, près du métro Cadillac. « Il a fallu déposer David sur la civière ; à ce moment-ci, l'image devient floue pour nous permettre une pause. Pour les blessures, on a moulé le visage d'Alexandre Goyette, fait le maquillage et on a pris des photos 360° pour les appliquer en postproduction sur son visage. »
  5. Pour que David puisse mettre le feu au parc, une tranchée a été creusée. « Je me suis dit qu'il était plus facile de voir le feu reflété dans la vitre de l'autobus. On a construit un mur de 20 pi par 10 pi avec des tuiles enflammées. On a placé les arbres entre l'autobus et le mur pour avoir un effet de silhouettes d'arbres qui brûlent. »
  6. Les scènes tournées dans le métro de Montréal ont sans doute été les plus délicates d'un point de vue organisationnel. « Il fallait chaque soir expliquer à un nouveau chauffeur quoi faire et surtout quand ouvrir les portes entre les deux stations. » Alors que les plans-séquences se déroulent le plus souvent dans une même unité de temps, le personnage d'Alexandre Goyette revit de nombreux flash-back, comme celui où il raconte une anecdote de son adolescence. 
  7. Dans l'appartement d'Isabelle (Mylène St-Sauveur), l'équipe de Podz a dû construire un couloir pour mener au prochain décor : une chambre de motel. « La séquence dans le motel est particulièrement difficile. Il fallait qu'on soit dans son bad trip, dans sa tête, tout en poursuivant le récit de l'histoire. En montage, ça s'arrange, mais là, on ne pouvait pas se sauver : il faut que ça marche. »
  8. L'histoire touche à sa fin et le personnage incarné par Alexandre Goyette voit son destin déraper sans pouvoir en reprendre le contrôle. Tout s'enchaîne et la caméra de Podz suit la cadence. Alors que David entre dans une cabine téléphonique, elle se met à avancer. « On a encore utilisé une plateforme pour se retrouver dans l'appartement de départ où a été construite une prison. Le film se termine quand les portes du métro s'ouvrent. C'est la seule fois où on a fait appel à un écran vert. »

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