Guy L. Coté: une rétrospective et un site web

La collection personnelle du cinéaste Guy L. Coté... (Photo fournie par la famille)

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La collection personnelle du cinéaste Guy L. Coté a servi de pierre d'assise à la médiathèque de la Cinémathèque québécoise.

Photo fournie par la famille

Pionnier de la fondation de la Cinémathèque québécoise en 1963, le cinéaste et producteur Guy L. Coté est aujourd'hui d'une reconnaissance par l'institution du boulevard Maisonneuve et par sa fille Natalie, qui lance un site web à son nom.

Jusqu'au 9 février, la Cinémathèque présentera en effet plusieurs films que M. Coté a réalisés au cours de sa carrière de documentariste. On pourra y voir Têtes blanches, Kindergarten, Ciné Boom (coréalisé avec Claude Jutra et Robert Russel) ou encore Regards sur l'occultisme, Smarties et M. Journault. Le tout est sous la direction du programmateur Antoine Godin.

Le lancement du cycle aura lieu aujourd'hui à compter de 17h30. C'est aussi à ce moment-là qu'aura lieu, toujours à la Cinémathèque, le lancement du site web guylcote.com, construit et géré par sa fille.

«Je voulais rendre hommage à mon père. Le site parle en majorité de son travail de cinéaste, mais il se penche aussi sur le travail de sociologue et d'environnementaliste de mon père, dit Natalie Coté avec fierté. Je voulais aussi que le site serve à mieux faire connaître la Cinémathèque auprès du grand public.»

L'organisme se définit comme le «musée de l'image en mouvement à Montréal». C'est aussi le gardien du patrimoine visuel québécois, canadien et du cinéma d'animation international. La carrière et la passion de Guy L. Coté collent parfaitement à cette définition.

La voie à suivre

Alors qu'il étudie la chimie à l'Université d'Oxford, à la fin des années 40, M. Coté développe son goût pour le cinéma. Sa participation au tournage d'un film intitulé Sestrières (projeté ce soir à la CQ) lui fait comprendre que le cinéma est la voie à suivre.

En 1952, il réalise son premier film, intitulé Between Two Worlds et portant sur la danse. Il se joindra à l'ONF, où il réalisera ses propres films et en produira ou coproduira une quarantaine, dont On est au coton de Denys Arcand, Les voitures d'eau de Pierre Perrault ou encore De mère en fille d'Anne Claire Poirier. Il aura également été monteur et scénariste.

En parallèle, Guy L. Coté, soucieux de préserver la mémoire du cinéma, était un grand collectionneur. Cédée à la CQ, sa collection d'archives, de photos, d'articles de journaux et de documents vidéo aura servi de pierre d'assise à la médiathèque qui porte maintenant son nom à l'intérieur de la Cinémathèque québécoise.

On retrouvera une partie de ces objets ainsi qu'une douzaine de films numérisés grâce à la collaboration de l'Office national du film, sur le site web.

«Pour moi, il importe que le site web consacré à mon père demeure actif. Ce que nous allons rendre public n'est pas une fin en soi. Je vais continuer à y verser des documents, dit Natalie Coté. Et une version anglophone sera aussi disponible en ligne dans quelques mois.»

De son père mort en 1994 à 69 ans, Natalie Coté conserve le souvenir d'un homme passionné et très engagé dans tout ce qu'il faisait.




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