Échos de scène: donner une voix au désir féminin

Sylvianne Rivest-Beauséjour dans Chaloupe... (Photo Karine Dufour, fournie par la production)

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Sylvianne Rivest-Beauséjour dans Chaloupe

Photo Karine Dufour, fournie par la production

Mario Cloutier

Tous les mardis, La Presse présente les actualités de la semaine dans le monde du théâtre à Montréal et au Québec. Premières, coups de coeur, spectacles en tournée et pièces à voir. La scène se passe ici et maintenant.

Sylvianne Rivest-Beauséjour: «Donner une voix au désir féminin»

Chaloupe est la première pièce de Sylvianne Rivest-Beauséjour. La jeune comédienne s'est inspirée d'un séjour à Berlin pour fouiller le thème de l'errance, comprendre la nécessité d'entretenir des relations plus justes avec les autres et y trouver, enfin, l'intime.

«Quand je suis partie à Berlin, c'était la désillusion suivant les carrés rouges. Là-bas, je suis arrivée dans un positivisme post-années 90 où tout semblait possible. J'ai eu envie de parler de ces deux cultures-là à travers la sexualité.»

Dans la ville allemande, être artiste est un mode de vie, non un produit de consommation, selon elle. «Berlin est pauvre, mais sexy», a déjà dit le maire de la ville. Berlin, ville libre!

«On se croit libérées au Québec, mais je me suis rendu compte qu'à Berlin, les femmes avaient une vie sexuelle super active sans être considérées comme nymphomanes ou ayant un problème identitaire quelconque. J'ai trouvé ça magnifique. J'ai eu envie de donner une voix au désir féminin. Je voulais voir la beauté derrière ça sans écrire un roman à l'eau de rose.»

Chaloupe est présentée à La Licorne jusqu'au 9 février.

Web: Alpha et Oméga: du web à la scène

Une nouvelle websérie interactive Alpha et Oméga (Alexis Martin et Daniel Brière, entre autres) est  disponible sur alphaetomega.artv.ca. On y suit les péripéties de Jasmin qui veut créer une nouvelle pièce de théâtre conçue pour et par les spectateurs. À la fin de chacun des huit épisodes, les webspectateurs peuvent influencer les choix artistiques et promotionnels. Le résultat sera joué sur scène à compter du 24 avril à Espace libre.

Voyage(s): Aller vers soi

Ils sont quatre qui chantent, dansent, courent, déclament, suant sang et eau pour aller au bout d'eux-mêmes. Dans une mise en scène d'Hanna Abd El Nour, Voyage(s) permet aux étourdissants Marc Béland, Sylvio Arriola, Stefan Verna et Radwan Ghazi Moumneh d'exposer leurs vulnérabilités. En toute sincérité. On explore des zones d'ombre en pleine lumière et on crie des vérités dans l'obscurité. Un rare moment de danse-théâtre où des hommes sont tout, sauf des bêtes. Et c'est beau. Au lieu de montrer les dents, ils fouillent leurs peurs, leurs incertitudes, leur passé et décrivent la cruauté du temps qui passe. Todo cambia (tout change). Tout le temps.

Voyage(s) est présentée au Théâtre La Chapelle jusqu'au 3 février.

Le chiffre de la semaine: 130

C'est le nombre de sièges disponibles à Espace libre pour les «représentations décontractées» de la pièce Dis merci, mise en scène par Catherine Bourgeois. Ce sont 38 de moins qu'à l'habitude, ce qui permettra les déplacements des spectateurs durant la pièce. Mettant en vedette Dany Boudreault et Marc Barakatà, entre autres, Dis merci est une production de la compagnie Joe Jack et John qui, depuis 15 ans, emploie des acteurs professionnels avec des handicaps. Lors des représentations décontractées, la pièce est adaptée aux besoins des spectateurs qui ont des sensibilités sensorielles, des troubles, des handicaps ou des déficiences.

Dis merci est présenté à Espace libre jusqu'au 10 février.

Tournée: Le visiteur

Le Théâtre Pas de panique présente la pièce d'Éric-Emmanuel Schmitt Le visiteur jusqu'au 10 février en tournée. Dans une mise en scène d'Ariel Ifergan, le texte raconte les démêlés de Sigmund Freud avec le régime nazi qui vient d'annexer l'Autriche et, donc, Vienne où il se trouve en 1938. La troupe jouera deux fois à Montréal dans les prochains jours, ainsi qu'à La Pocatière et Montmagny.

Lectures: L'oeuvre de Michel Garneau

Excellente initiative des Éditions Somme toute, surtout après la magistrale mise en scène qu'en a faite Angela Konrad, de publier la traduction de Macbeth par Michel Garneau. Préfacée par Paul Lefebvre, la version du poète-dramaturge transpose la pièce de Shakespeare dans une langue vernaculaire québécoise fort colorée. Somme toute publiera d'autres pièces de Michel Garneau en 2018: Première internationale de narration, Les guerriers, sa traduction de Coriolan de Shakespeare et Quatre à quatre.

Aussi à l'affiche

Hurlevents de Fanny Britt, m.e.s. de Claude Poissant. Au Théâtre Denise-Pelletier du 1er au 24 février.

L'homme éléphant de Bernard Pomerance, m.e.s. de Jean Leclerc, au Rideau Vert jusqu'au 3 mars. 

Dans la solitude des champs de coton de Bernard-Marie Koltès, m.e.s. de Brigitte Haentjens. À l'Usine C jusqu'au 10 février.

The Baklawa Recipe de Pascale Rafie, m.e.s. d'Emma Tibaldo, au Centaur jusqu'au 18 février

Nyotaimori de Sarah Berthiaume, m.e.s. de Sébastien David et de Sarah Berthiaume, au Théâtre d'Aujourd'hui jusqu'au 3 février

Là où le sang circule de Kevin Loring, m.e.s. de Charles Bender, à la salle Fred-Barry jusqu'au 3 février.

Enfant insignifiant! de Michel Tremblay, m.e.s. de Michel Poirier, chez Duceppe jusqu'au 3 février. 

Le désert d'Olivier Sylvestre, m.e.s. de Frédéric Sasseville-Painchaud, au Prospero jusqu'au 3 février.

La meute de Catherine-Anne Toupin, m.e.s. de Marc Beaupré, à La Licorne jusqu'au 17 février. 

Les fourberies de Scapin de Molière, m.e.s. de Carl Béchard, au TNM jusqu'au 18 février.




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