Échos de scène

Wajdi Mouawad... (Photo fournie par l'Opéra de Lyon)

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Wajdi Mouawad

Photo fournie par l'Opéra de Lyon

Tous les mardis, La Presse présente les actualités de la semaine dans le monde du théâtre à Montréal et au Québec. Premières, coups de coeur, spectacles en tournée et pièces à voir. La scène se passe ici et maintenant.

LIBRE ÉCHANGE AVEC WAJDI MOUAWAD

En mars 2016, Wajdi Mouawad s'est longuement entretenu avec Sylvain Diaz, professeur et chercheur en études théâtrales à l'Université de Strasbourg. Dans ces entretiens intitulés Avec Wajdi Mouawad - Tout est écriture (Leméac/Actes Sud), l'auteur d'Incendies revient sur sa carrière, son oeuvre et se démarche artistique. En voici quatre extraits. 

Sur le succès : « Je crois que je n'ai pas bien vécu le succès. [...] En outre, nous étions un groupe quand le succès est arrivé et le public, comme les médias, ont besoin d'un héros. Je suis devenu "le" héros, en éclipsant au passage le reste de l'équipe. »

Sur Des femmes et l'affaire Cantat : « Dix ans durant, j'avais été le capitaine d'un grand navire, très beau, admiré, envié, avec lequel j'allais où je voulais. Et moi qui cherchais, tout en le craignant, l'échec qui allait me libérer d'un certain embourgeoisement, j'ai frappé l'iceberg Sophocle, le paquebot a éclaté et je me suis retrouvé seul sur une plage déserte. »

Sur la mise en scène : « Je n'ai jamais fait de mise en scène, je n'ai fait qu'écrire : le corps du comédien, la lumière, le son, les accessoires sont des mots. C'est parce que tout est écriture - une écriture en trois dimensions - que j'arrive à aller au bout du spectacle, car je ne suis pas un metteur en scène, je suis un auteur. »

Sur le théâtre : « Il y a une phrase-clé dans Incendies : "Maintenant que nous sommes ensemble, ça va mieux." La mère dit souvent cette phrase, qui est pour moi la phrase du théâtre. »

ÉCHOS DE LA COLLINE À PARIS

Parlant de Mouawad, ce sera un mois de novembre au parfum québécois au Théâtre national de la Colline à Paris - compagnie qu'il dirige depuis 18 mois. Dans deux semaines, la nouvelle pièce de la dramaturge québécoise Annick Lefebvre, Les Barbelés, y sera créée dans une mise en scène d'Alexia Bürger, avec la comédienne Marie-Ève Milot. Ensuite, dès le 17 novembre, Wajdi Mouawad signera la création de son nouvel opus, Tous des oiseaux, oeuvre inspirée de la légende persane de l'oiseau amphibie.

LE CHIFFRE DE LA SEMAINE: 20

Pour souligner le 20e anniversaire des Muses, le spectacle Fête, petites écorchures et effets presque spéciaux sera présenté ce soir et demain à la Cinquième Salle de la Place des Arts. Les Muses est une école qui forme les artistes atypiques, aux prises avec une déficience intellectuelle ou un handicap, à percer dans divers domaines artistiques.

LA CITATION DE LA SEMAINE

« Ce show qu'on avait peur de sentir trop étranger, loin de nous, en une soirée de janvier, il est devenu local, indéniable. »

- Olivier Lépine, à propos de Froid, qu'il a mis en scène en janvier dernier à Québec, au lendemain de la tuerie à la Grande Mosquée de Sainte-Foy. La pièce de Lars Norén aborde la xénophobie et la rage de la jeunesse ultranationaliste en Suède. Elle est reprise jusqu'au 4 novembre au Prospero.

THÉÂTRE DE MARIONNETTES: L'ISRAÉLIEN ARIEL DORON AU QUÉBEC POUR LA PREMIÈRE FOIS

Chaque automne, le Théâtre Aux Écuries s'associe à Casteliers pour présenter au public montréalais le travail d'un marionnettiste de renommée internationale. Cette année, avec Plastic Heroes (spectacle sans paroles ou presque), le Théâtre nous fait découvrir une oeuvre de l'artiste israélien Ariel Doron. Une belle occasion d'apprécier le travail de ce marionnettiste dont c'est la première visite au Québec, qu'on qualifie de « théâtre d'objets à la fois léger, profond, drôle et cruel ». 

Du 2 au 4 novembre au Théâtre Aux Écuries

AUSSI À L'AFFICHE

Les secrets de la Petite Italie de Steve Galluccio. Mise en scène de Monique Duceppe. Chez Duceppe, du 25 octobre au 2 décembre.

Psychédélique Marilou de Pierre-Michel Tremblay. Mise en scène de Philippe Lambert. À La Licorne, jusqu'au 28 octobre.

Grosse Ile : The Musical. Productions 1847. À l'Université Concordia (salle Oscar Peterson), du 27 au 29 octobre et du 3 au 5 novembre.

La femme la plus dangereuse du Québec. D'après l'oeuvre de la poète Josée Yvon. Mise en scène de Maxime Carbonneau. Salle Fred-Barry, jusqu'au 28 octobre.

La mort d'un commis voyageur d'Arthur Miller. Mise en scène de Serge Denoncourt. Au Rideau Vert, jusqu'au 11 novembre. 

Buffles de Paul Miro. Mise en scène de Luce Pelletier. Au 1600, avenue De Lorimier, du 1erau 25 novembre.

Ubu sur table d'Olivier Ducas et de Francis Monty. Théâtre de la Pire Espèce. Aux Écuries, les 25, 27 et 28 octobres. 

Le Wild West Show de Gabriel Dumont. Au Centre du Théâtre d'Aujourd'hui, du 31 octobre au 18 novembre.




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