Une racinette avec... Rémi-Pierre Paquin

Rémi-Pierre Paquin tient la vedette dans la pièce Antarctique... (Photo David Boily, La Presse)

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Rémi-Pierre Paquin tient la vedette dans la pièce Antarctique Solo, à la maison de la culture Francis-Brisson de Grand-Mère, à Shawinigan.

Photo David Boily, La Presse

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Toutes les semaines, La Presse échange avec un artisan d'une pièce de théâtre d'été. Aujourd'hui, rencontre avec le comédien Rémi-Pierre Paquin au parc La Fontaine pour discuter de la pièce Antarctique Solo, qu'il interprète seul sur les planches de la maison de la culture Francis-Brisson de Grand-Mère, à Shawinigan.

Tu joues cette pièce dans ta ville natale. Comment demander mieux comme travail d'été ?

C'est parfait ! J'ai un chalet à Saint-Jean-des-Piles qui se trouve à une dizaine de kilomètres de la salle de spectacle. Mes deux frères résident aussi dans ce village et mon père est à Saint-Tite. Quand j'étais jeune, j'ai travaillé dans la salle où je joue. Lorsqu'il y avait des spectacles musicaux, on poussait les coffres, on roulait les fils, etc. C'est une très belle salle de spectacle.

Peux-tu nous résumer cette histoire écrite par Bryan Perro ?

C'est celle de l'aventurier Frédéric Dion, qui a traversé l'Antarctique en skis tirés par un cerf-volant. Le coeur de la pièce est structuré autour d'une période de 20 minutes, à un moment de la traversée où une bourrasque l'a fait monter haut dans les airs. La corde le rattachant à son traîneau s'est cassée. Dans son esprit, Frédéric a compris qu'il avait 20 minutes pour retrouver son traîneau et son matériel de survie. Après cela, les bourrasques auraient effacé toutes les traces. Ces minutes d'angoisse sont entrecoupées de scènes où on voit Frédéric ailleurs, comme dans un talk-show ou avec un fonctionnaire.

À la base, c'est donc assez dramatique ?

À la base, oui. La première scène nous plonge dans un grand blizzard. C'est assez stressant. Mais après, tu te retrouves dans le talk-show où c'est très drôle. Et plus loin avec les filles de Frédéric, où c'est très touchant. On a donc des atmosphères assez variées durant la pièce.

Es-tu du genre aventurier toi-même ?

Oui, quand même un peu [rires]. J'ai un petit côté Jackass. Je suis celui qui se lance quand on lui dit : t'es pas game. Jusqu'à tant que je brise quelque chose. Aussi, j'aime aller dans l'Ouest canadien faire de la motoneige et de la planche à neige dans l'arrière-pays.

Est-ce que jouer en solo est en soi une forme d'aventure ?

Certain ! Je n'avais jamais fait cela avant. C'est difficile. À la première, j'étais vraiment stressé. Car si ça ne va pas, tu n'as personne sur qui t'appuyer. Tout repose sur toi. C'est drôle car dans la pièce, on parle d'une légende amérindienne voulant qu'on ait tous un loup blanc et un loup noir. Et que si tu nourris ton loup noir de peur et d'anxiété, ça le fait grossir. Quelques jours avant la première, j'avais le sentiment que mon loup noir avait pas mal mangé !

As-tu normalement le trac avant de jouer ?

Normalement, je ne suis pas nerveux. Mais cette fois-là, nous n'avions pas fait d'avant-première, les médias étaient présents et je n'avais pas encore vécu la relation avec le public. C'était donc stressant !

Pierre-François Legendre signe la mise en scène. Seriez-vous, à votre façon, un vieux couple ?

On s'est connu il y a 25 ans à Québec à la Ligue universitaire d'improvisation, et c'est un très bon ami. C'est moi qui l'ai proposé comme metteur en scène. La première répétition fut un drôle de moment, car nous étions dans une autre dynamique. Dans nos projets antérieurs, nous avions toujours été deux comédiens jouant ensemble. Finalement, ç'a très bien été. Pierre-François sait sur quel bouton peser pour m'amener quelque part.

Quel est ton rapport au théâtre d'été ?

J'ai joué une seule fois dans une pièce, Chalet tout compris, avec Pierre-François, Marie-Claude Sabourin et Brigitte Lafleur. Mes étés ont surtout été occupés par le Festival de théâtre de rue que nous avons présenté durant 10 ans à Shawinigan et maintenant depuis 10 ans à Lachine. Je suis aussi allé voir des amis jouer, notamment à Terrebonne.

Quels sont tes projets dans les prochains mois ?

Je recommence les collaborations à l'émission radiophonique Éric et les fantastiques (Rouge FM), je serai jury au festival Off-Courts de Trouville, en France, en septembre. J'aime beaucoup le court métrage. Quant au tournage de la prochaine saison des Pays d'en haut [il incarne Bidou Laloge], ça ira dans un an.

Quel est ton rapport avec le drink que tu bois aujourd'hui ?

J'aime bien la root beer [rires]. Quand j'étais jeune, j'allais chez A&W prendre un petit Mozza Burger avec une root beer. Et j'aime bien la bouteille, en plus !

Antarctique Solo, à la maison de la culture Francis-Brisson de Grand-Mère, jusqu'au 19 août




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