Échos de scène: Jean-Philippe Baril-Guérard et le Théâtre d'Aujourd'hui

Jean-Philippe Baril-Guérard signe le texte et la mise en scène de... (PHOTO FOURNIE PAR ESPACE LIBRE)

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Jean-Philippe Baril-Guérard signe le texte et la mise en scène de La singularité est proche, un spectacle d'anticipation qui nous plonge dans une société où « l'âme des gens peut être transférée d'un corps à un autre, lorsque celui d'origine se fait vieillissant ».

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Tous les mardis, La Presse présente les actualités de la semaine dans le monde du théâtre à Montréal et au Québec. Premières, coups de coeur, spectacles en tournée et pièces à voir. La scène se passe ici et maintenant.

Jean-Philippe Baril-Guérard: images du futur

Après Tranche-cul, voilà La singularité est proche, du polyvalent Jean-Philippe Baril-Guérard, qui en assure aussi la mise en scène. Avec sa nouvelle pièce, JPBG - qui est tout sauf BCBG - aborde notre futur... avec inquiétude et lucidité. L'auteur s'est inspiré du livre éponyme du futuriste Ray Kurzweil. Ses thèmes sont le transhumanisme, l'intelligence artificielle et l'immortalité... Rien de moins.

Ce spectacle d'anticipation nous plonge 150 ans dans le futur, dans une société où «l'âme des gens peut être transférée d'un corps à un autre, lorsque celui d'origine se fait vieillissant». L'immortalité est donc chose possible...

Le créateur a puisé son inspiration entre autres dans l'intrigante série Black Mirror et dans le mémorable film Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Michel Gondry. Deux univers où «la frontière entre l'homme et la machine se fait de plus en plus mince et parfois inquiétante». Le metteur en scène dirige de jeunes et talentueux interprètes : Isabeau Blanche, Olivier Gervais-Courchesne, Mathieu Handfield, Maude Hébert, David Strasbourg et Anne Trudel.

À Espace Libre, jusqu'au 20 mai.

Lancement 2017-2018: Centre du Théâtre d'Aujourd'hui

La prochaine saison du Théâtre d'Aujourd'hui s'ouvrira avec la «recréation» de Bashir Lazhar d'Evelyne de la Chenelière. Dix ans après sa création et une adaptation cinématographique plus tard sous le titre de Monsieur Lazhar, la pièce, qui aborde l'immigration et le repli identitaire, est encore plus d'actualité. On a confié le rôle du professeur nouvellement arrivé au Québec à Rabah Aït Ouyahia. Rappeur et acteur au cinéma et à la télévision, il fait ici son baptême théâtral professionnel, sous la direction de Sylvain Bélanger. 

Suivra, à la fin du mois d'octobre, Wild West Show de Gabriel Dumont, une pièce signée par 10 auteurs franco-canadiens qui porte sur un chef métis et compagnon de Louis Riel et sa lutte pour la reconnaissance des droits des Métis. Mani Soleymanlou est le chef d'orchestre du projet. En janvier, place à Nyotaimori, le nouvel opus de Sarah Berthiaume, qu'elle met en scène avec la complicité de Sébastien David. La politique teintera aussi l'hiver 2018 avec Jean dit, le nouvel Olivier Choinière, mettant en vedette une vingtaine de comédiens et de musiciens sur scène. Pour clôturer la saison de la salle principale, Les Harding d'Alexia Bürger, avec Martin Drainville, Patrice Dubois et Bruno Marcil. 

Du côté de la salle Jean-Claude-Germain, on conjuguera la nouvelle dramaturgie au féminin avec des pièces signées Rachel Graton, Marianne Dansereau et Fanie Demeule, ainsi que par le duo Marie-Ève Milot et Marie-Claude St-Laurent.

Festival: Printemps autochtone d'Art

Le festival Printemps autochtone d'Art bat son plein jusqu'en juin. Deux spectacles de danse-théâtre ont lieu ces jours-ci, soit Ktahkomiq (Territoire), une création danse-théâtre sur un conflit linguistique et ancestral entre deux familles, et El buen vestir | Tlakentli, où les interprètes mexicains d'origine nahua explorent les «secondes peaux», ces constructions identitaires dont on se revêt. Ktahkomiq est présenté le 12 mai à la maison de la culture de Montréal-Nord et El buen vestir | Tlakentli, du 10 au 12 mai au Monument-National, ainsi que les 17 et 18 mai à la maison de la culture Frontenac. - Mario Cloutier

Le chiffre de la semaine: 100 000

C'est le nombre de billets vendus - en date du 1er mai - pour la pièce La galère sur scène, en reprise au Théâtre Maisonneuve à Montréal les 11, 12 et 13 mai. Une tournée au Québec est aussi prévue jusqu'en janvier 2018.

À Québec: Venir au monde

Anne-Marie Olivier présente au Trident son plus récent texte, Venir au monde, dont elle assure aussi la direction artistique. La pièce, qui célèbre la vie à partir de témoignages sur l'accouchement, est mise en scène par Véronique Côté et interprétée notamment par Maryse Lapierre et Charles-Étienne Beaulne, ainsi que par la dramaturge. - Mario Cloutier

Au Trident, jusqu'au 20 mai.

Aussi à l'affiche

Harold et Maude, de Colin Higgins, mise en scène de Hugo Bélanger. Chez Duceppe, jusqu'au 13 mai.

Histoires à plumes et à poils, création de Marie-Hélène Larose-Truchon, David Paquet et Érika Tremblay-Roy. À la Maison Théâtre, jusqu'au 14 mai.

Gloria, de et avec Mykalle Bielinski. Théâtre performance. À La Chapelle, ce soir (dernier soir).

Le nombril du monstre, de Félix Beaulieu-Duchesneau. À la Petite Licorne, jusqu'au 12 mai.

Nuits frauduleuses, collectif d'auteurs de la génération Y. À la salle Jean-Claude Germain du Théâtre d'Aujourd'hui, jusqu'au 13 mai.

Glengarry Glen Ross, de David Mamet, mise en scène de Brigitte Poupart. À l'Usine C, jusqu'au 13 mai.

Les Zurbains 2017, de Kim Thúy et quatre autres auteurs. À la salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier, jusqu'au 12 mai.

Le jeu de l'amour et du hasard, de Marivaux, mise en scène d'Alain Zouvi. Au TNM, jusqu'au 20 mai.

Bed & Breakfast, de Mark Crawford. Au Centaur Theatre, jusqu'au 21 mai.




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