Échos de scène: Olivier Morin et danse à l'Édifice Wilder

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Olivier Morin

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Chaque semaine, La Presse présente les actualités de la semaine dans le monde du théâtre et de la danse. Premières, coups de coeur, spectacles en tournée et pièces à voir. La scène se passe ici et maintenant.

Olivier Morin: le rêveur

Dans le cadre de son cycle scandinave, le Théâtre de l'Opsis a fait appel au comédien Olivier Morin pour signer la mise en scène de Peer Gynt, à l'affiche du Quat'Sous. Une farce satirique écrite par Henrik Ibsen au XIXe siècle et inspirée des légendes nordiques. Selon l'artiste très polyvalent, la fable d'Ibsen a une certaine parenté avec ce qu'il a fait avec le Théâtre du Futur. «C'est une oeuvre baroque et festive qui correspond à la folie et au délire qui animent des créations de La trilogie Clotaire Rapaille», dit-il.

Peer Gynt a pour thèmes la soif de vivre et l'éternelle quête de soi. Avec un humour noir, Ibsen aborde l'usure de la vie à travers les nombreuses mésaventures du personnage. «L'auteur norvégien y fait un bel éloge de la jeunesse. Peer embrasse la vie. Il a une énergie juvénile, tel un éternel adolescent. Au fond, explique le metteur en scène qui signe l'adaptation et joue aussi dans la pièce, ce personnage court après l'illusion du bonheur. Il veut être le plus fort, le roi de tout et n'importe quoi juste pour être le plus fort.». Peer Gynt, c'est un peu le «revers sombre» du Candide de Voltaire.

À partir de la musique composée par Grieg (plus connue que la pièce d'Ibsen), le musicien Navet Confit a signé des orchestrations modernes. Dans la distribution, on retrouve entre autres Émilie Bibeau, Kim Despatis, Sébastien Dodge, Steve Gagnon et Guillaume Tremblay. 

Jusqu'au 19 février, au Quat'Sous. 

Édifice Wilder: Danse de haut niveau

On connaît enfin les spectacles qui seront à l'affiche au printemps dans le nouvel Édifice Wilder, situé au coeur du Quartier des spectacles, grâce au dévoilement de la programmation de l'Agora de la danse et de Tangente. L'Agora frappe fort avec des têtes d'affiche: Mélanie Demers ouvrira la saison avec Animal triste fin février et une chorégraphie signée Lina Cruz sera présentée, ainsi que des solos de la prometteuse Daina Ashbee - lauréate de deux Prix de la danse de Montréal 2016 -, du vétéran Sylvain Émard - de retour sur scène après 15 ans d'absence avec Le chant des sirènes - et de Marc Béland, qui offrira une (ré)interprétation du solo Bailarinas de l'artiste catalane Sonia Gomez. Chez Tangente, sept spectacles seront présentés, fidèles à la mission de l'organisme de faire découvrir de nouvelles voix chorégraphiques, tout en mettant de l'avant l'expérimentation et l'exploration croisée des disciplines artistiques. De quoi régaler les amateurs de danse de tout horizon. - Iris Gagnon-Paradis

Le chiffre de la semaine: 26

La chorégraphe Hélène Langevin et sa compagnie Bouge de là présentent la pièce 26 lettres à danser à Ottawa. Avec quatre interprètes qui entraînent des enfants (de 4 à 10 ans) à la découverte de la création audacieuse. Une expérience ludique et unique.

Salle académique de l'Université d'Ottawa, les 11 et 12 février.

En tournée: Le Québec en Picardie

Hier soir, c'était la dernière représentation de la tournée en France de Nina, c'est autre chose, un texte de Michel Vinaver, mis en scène par Florent Siaud, avec Éric Bernier et Renaud Lacelle-Bourdon. «Nous avons fait une tournée dans des villes de taille moyenne dans la région de la Picardie, puis quatre représentations à Amiens, a noté Florent Siaud à La Presse. L'accueil du public a été vibrant et chaleureux. Les Français ont été séduits par le mélange de théâtre et de tango, la proposition scénique, ainsi que la grande énergie que déploient Éric, Renaud et Eugénie Anselin [une actrice du Luxembourg] sur scène.»

Nina, c'est autre chose sera présentée à l'automne prochain à Montréal, au Théâtre La Chapelle, puis au Luxembourg.

Aussi à l'affiche

La cantatrice chauve (suivie de) La leçon d'Eugène Ionesco. Mise en scène de Normand Chouinard. Avec Dorothée Berryman, Sylvie Drapeau... Au Rideau Vert, du 31 janvier au 4 mars.

Blink de Phil Porter. Mise en scène de Charles Dauphinais. Au Prospero, jusqu'au 4 février.

Noises Off de Michael Frayn. Au Centre Segal, jusqu'au 19 février.

La bonne âme du Se-Tchouan de Bertolt Brecht. Mise en scène de Lorraine Pintal. Au TNM jusqu'au 15 février.

Les héros de Gérald Sibleyras. Mise en scène de Monique Duceppe. Chez Duceppe jusqu'au 4 février.

Siri de Maxime Carbonneau et Laurence Dauphinais. Au Théâtre d'Aujourd'hui (salle intime), jusqu'au 4 février.

Une mort accidentelle (ma dernière enquête) de François Archambault. À La Licorne, jusqu'au 25 février.

Yen d'Anna Jordan (traduction de David Laurin). Mise en scène de Jean-Simon Traversy. À la Petite Licorne, jusqu'au 17 février.

Manifeste de la Jeune-Fille d'Olivier Choinière. À Espace Go, jusqu'au 18 février.

Ai-je du sang de dictateur? de Didier Lucien. À Espace Libre, jusqu'au 11 février.




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