Nos meilleurs coups de théâtre

Robert Lepage dans Quills... (Photo Stéphane Bourgeois, fournie par le Trident)

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Robert Lepage dans Quills

Photo Stéphane Bourgeois, fournie par le Trident

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La Presse

Nos journalistes ont admiré leurs performances sur les planches. Voici les pièces qui ont marqué leur année 2016.

Parce que c'est Lepage!

«Ce que nous devons à Robert Lepage? L'impossible», a résumé l'auteur Michel Tremblay dans La Presse en avril. Et l'impossible est venu à nous! Le globe-trotter n'aura jamais joué autant sur ses terres qu'en 2016: quatre productions en neuf mois, sans parler de son travail à La Caserne. D'abord, Lepage a lancé la saison du Trident à Québec, dans la peau du marquis de Sade, avec Quills. Cette pièce, qu'il a (co)mise en scène avec Jean-Pierre Cloutier, a ensuite pris l'affiche à l'Usine C, en mars et en avril. Puis, Robert Lepage est revenu en grande forme avec 887, bouleversant solo autobiographique présenté au Théâtre du Nouveau Monde à Montréal, puis à Québec. Enfin, Lepage a offert un «prolongement impressionniste et poétique» de 887: un livre publié chez Québec Amérique, illustré par Steve Blanchet. Pour ceux qui l'ont ratée, 887 sera reprise au TNM... à l'automne 2018. Lepage ne peut pas être toujours sur le sol québécois! - Luc Boulanger

Sophie Cadieux dans 4.48 psychose... (Photo fournie par La Chapelle) - image 2.0

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Sophie Cadieux dans 4.48 psychose

Photo fournie par La Chapelle

Les solos magiques

Sophie Cadieux, Sylvie Drapeau, Macha Limonchik et Micheline Bernard ont triomphé en jouant, seules, de grands textes. Dans 4.48 psychose de la Britannique Sarah Kane, Sophie Cadieux passait d'un état névrotique à une détresse profonde dans la même réplique. Macha Limonchik a joué de façon spectaculaire le mal d'aimer issu des textes d'Ovide et d'Evelyne de la Chenelière dans Les lettres d'amour. C'était toujours d'amour ou de son manque qu'il était question avec Sylvie Drapeau, qui a encore une fois montré l'étendue de son savoir-faire dans Délivrance, de Jennifer Tremblay. Enfin, celle qu'on ne voit pas assez sur scène, Micheline Bernard, nous a rappelé son immense talent dans Des promesses, des promesses de Douglas Maxwell. - Mario Cloutier

Dominique Quesnel, Angela Konrad et Philippe Cousineau pour... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, archives LA PRESSE) - image 3.0

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Dominique Quesnel, Angela Konrad et Philippe Cousineau pour la pièce Macbeth.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, archives LA PRESSE

Le tandem inspiré

Elles l'avouent: elles sont folles, comme dans folie créatrice, évidemment. Ensemble, la metteuse en scène Angela Konrad et la comédienne Dominique Quesnel sculptent le visage de la scène montréalaise depuis quelques années. Il y a d'abord eu Variations pour une déchéance annoncée, remix de La cerisaie de Tchekov, puis Auditions Me, Myself and I, inspirée de Richard III, et Macbeth, reprise à l'Usine C. Elles ont adapté en québécois Le royaume des animaux au Quat'sous cet automne, même si Dominique Quesnel n'y jouait pas. Comme celle-ci dit de son amie: «Elle nous laisse énormément de liberté. On peut créer parce qu'on sait qu'au final, elle tient le fil.» - Mario Cloutier, La Presse

Iannicko N'Doua, Solo Fugère, Alice Pascual et Étienne... (PHOTO FOURNIE PAR LA COMPAGNIE PORTE PAROLE) - image 4.0

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Iannicko N'Doua, Solo Fugère, Alice Pascual et Étienne Thibeault dans Fredy d'Annabel Soutar.

PHOTO FOURNIE PAR LA COMPAGNIE PORTE PAROLE

L'impact du théâtre documentaire

À l'époque où les faits se diluent dans l'instantanéité des médias sociaux, le théâtre sonne un rappel à l'ordre. Annabel Soutar est à l'origine de deux projets exemplaires qui ont occupé nos scènes en 2016: Fredy  - un collectif issu de la diversité racontant la vie et la mort de Fredy Villanueva avec pertinence et respect - et J'aime Hydro, avec la merveilleuse Christine Beaulieu, qui a été présentée au FTA et à La Licorne. Le théâtre documentaire n'est pas qu'une mode québécoise, comme on a pu le constater en mai au FTA avec les Italiens Daria Deflorian et Antonio Tagliarini, qui nous ont présenté Ce ne andiamo per non darvi altre preoccupazioni, une pièce dépouillée et émouvante sur la crise grecque. - Mario Cloutier

Orgon (Benoît Brière) et Tartuffe (Emmanuel Schwartz) dans Tartuffe de... (Photo Yves Renaud, fournie par le TNM) - image 5.0

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Orgon (Benoît Brière) et Tartuffe (Emmanuel Schwartz) dans Tartuffe de Molière.

Photo Yves Renaud, fournie par le TNM

Emmanuel Schwartz

Emmanuel Schwartz a donné non pas une, mais deux performances de haute voltige en 2016. D'abord avec En attendant Godot, de Samuel Beckett, au TNM l'hiver dernier. Dans le rôle de Lucky, l'homme de peine du tyrannique Pozzo (Pierre Lebeau, aussi en grande forme!), Schwartz a une fois de plus repoussé les limites de la métamorphose physique pour illuminer l'âme de son personnage. Puis, cet automne, Schwartz a joué le rôle de Tartuffe dans la célèbre comédie de Molière. Et il a livré à nouveau une performance électrisante! Cet acteur ne fait pas que bien interpréter un rôle: il apporte un supplément d'âme à la partition qu'il joue. Polyvalent, l'acteur excelle aussi au cinéma. Entre deux pièces de théâtre en 2016, il a tourné deux films: Hochelaga de François Girard, où il joue un coureur des bois, et Dérive de David Uloth. - Luc Boulanger




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