I Love You, You're Perfect, Now Change: Mars et Vénus

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Le Centre Segal présente pour la première fois au Québec le spectacle I Love You, You're Perfect, Now Change, qui a tenu l'affiche off-Broadway de 1996 à 2008.

Photo Andrée Lanthier, fournie par le Centre Segal

La PresseLuc Boulanger 3/5

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Luc Boulanger
La Presse

Les hommes viennent de Mars ; les femmes, de Vénus. À partir de cet air (archi) connu, le compositeur Jimmy Roberts et l'auteur Joe DiPietro ont écrit, il y a 20 ans, une comédie musicale créée à New York. Énorme succès ! Leur spectacle a tenu l'affiche off-Broadway de 1996 à 2008 (un total de 5003 représentations) et a été produit dans plusieurs pays.

Dans le décor sur roulettes de I Love You,... (Photo Andrée Lanthier, fournie par le Centre Segal) - image 1.0

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Dans le décor sur roulettes de Love You, You’re Perfect, Now Change, Adrian Marchuk et Steffi DiDomenicantonio utilisent des accessoires à la taille disproportionnée. 

Photo Andrée Lanthier, fournie par le Centre Segal

Le Centre Segal était donc fier de présenter en première québécoise sa production de I Love You, You're Perfect, Now Change, dans une mise en scène de Wade Lynch, sous la direction musicale de David Terriault.

Cette comédie musicale s'apparente à une revue, avec sa succession de saynètes entrecoupées de chansons, ses multiples personnages joués par quatre interprètes, ses nombreux changements de costumes et de décor. Sauf qu'ici, chaque numéro est une variation sur le thème de l'amour et du couple. Des premières rencontres à la vie de famille, du mariage à la séparation, des idylles de jeunesse à l'usure des relations. Aucun détail n'est épargné ici. Le couple est passé sous la loupe.

UN MIROIR GROSSISSANT 

D'ailleurs, la mise en scène de Wade Lynch illustre bien l'argument. Tel un miroir grossissant, tous les accessoires utilisés par les comédiens sont gigantesques : de la télécommande au sac de maïs soufflé, aucun objet n'est de taille réelle. Le décor est formé par un gros coeur brisé et par les symboles des genres masculin et féminin (le premier en bleu, le second en rouge). Tout ça bouge, roule et déboule sur le plateau, car on déplace constamment ce décor sur roulettes d'une scène à l'autre...

Les interprètes sont très bons et dotés de belles voix (mention spéciale, pour son aplomb et son sens comique, à Steffi Didomenicantonio, une comédienne qui fait ses débuts au Segal ; ainsi qu'à Adrian Marchuk, tout aussi doué comme chanteur que comme acteur). Malheureusement, ils n'ont pas vraiment de chanson émouvante ou forte à interpréter dans ce spectacle.

Malgré l'excellente distribution, au deuxième acte, la troupe a déjà épuisé tous les gags et clins d'oeil sur les hauts et les bas du couple. Le message sous-jacent de l'oeuvre se résume en une phrase : malgré les embûches et la différence entre les sexes, on a toujours besoin d'aimer.

Hélas, c'est mince et pas vraiment nouveau pour nous captiver durant 140 minutes.

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