Terrier: un charme d'intelligence et d'ingéniosité

Le jeu extrêmement physique des interprètes - les deux Incomplètes,... (Photo fournie par la Maison théâtre)

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Le jeu extrêmement physique des interprètes - les deux Incomplètes, Laurence P Lafaille et Audrey Marchand -, expressives dans chaque geste et intonation, est réjouissant.

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Josée Lapointe

Imaginez les Minions, mais vêtus de brun et portant lunettes et casques de fourrure. Il y a quelque chose des célèbres créatures jaunes dans les personnages de Terrier, présenté à la Maison Théâtre jusqu'au début du mois de janvier. Dans leur naïveté et leur spontanéité d'abord, mais surtout dans l'absence de langage cohérent, qui nous rappelle inévitablement Bob, Kevin et leurs amis.

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Imaginez les Minions, mais vêtus de brun et portant lunettes et casques de fourrure. Il y a quelque chose des célèbres créatures jaunes dans les personnages de Terrier, présenté à la Maison Théâtre jusqu'au début du mois de janvier. Dans leur naïveté et leur spontanéité d'abord, mais surtout dans l'absence de langage cohérent, qui nous rappelle inévitablement Bob, Kevin et leurs amis.

Mais là s'arrête la comparaison: il n'y a pas d'explosions, pas de poursuites ni de grossièretés dans Terrier. La pièce, une coproduction du Gros Mécano et de la jeune compagnie Les Incomplètes, se déroule dans la forêt dans une ambiance plutôt bucolique.

Elle met en scène deux créatures, mi-écureuils mi-êtres humains, qui cherchent de la nourriture tout en s'amusant. Tout est prétexte à sauter, courir, lancer, s'exclamer. Elles découvrent ainsi toutes sortes d'objets étranges - un tuyau de plastique, un vieux téléphone à cadran -, qui servent ensuite à décorer leur intérieur.

Joyeux bric-à-brac

La scénographie est très belle, faite de troncs d'arbres en tissu translucide et d'ombres projetées. Leur terrier, fermé pendant que les deux amies se promènent dans la nature, s'ouvre comme une huître lorsqu'elles y entrent par une petite glissoire située derrière.

Dans ce joyeux bric-à-brac où elles tapent à la machine et se racontent des histoires, il y a entre autres un frigo où elles entreposent les pommes qu'elles ont glanées pendant la journée. Mais il est muni d'un système d'alarme - c'est que l'une est plutôt fourmi et met son butin à l'abri de la gourmandise de l'autre, qui est davantage cigale et préfère jouir de la vie.

Malgré cette différence, les deux amies vivent en harmonie... jusqu'à ce qu'un grand drame survienne et que l'une des deux quitte le foyer. C'est la force de cette pièce destinée aux tout-petits de 3 à 8 ans: si les deux personnages ne s'expriment que par onomatopées, le récit est d'une limpidité exemplaire. 

Oui, les adultes peuvent être un peu irrités par les cris et les grognements, mais une longue séquence sans paroles, placée au coeur de la pièce, vient tout racheter.

En outre, le jeu extrêmement physique des interprètes - les deux Incomplètes, Laurence P Lafaille et Audrey Marchand -, expressives dans chaque geste et intonation, est réjouissant. Tant pour les grands que pour les petits, qui se projettent littéralement dans ces deux animaux-enfants rigolos et sympathiques, aussi curieux que peureux.

Fable sur l'amitié et l'acceptation des différences, Terrier est un charme d'intelligence et d'ingéniosité, franchement drôle mais jamais bébête. Un pari remporté haut la main.

****

Une coproduction du Gros Mécano et des Incomplètes. À la Maison Théâtre jusqu'au 3 janvier. Pour les 3 à 8 ans.

Consultez la page du spectacle: http://www.maisontheatre.com/spectacle/terrier/

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