Sherlock Holmes et le chien des Baskerville: bêtes de scène

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Les trois acteurs - Philippe Robert, François-Simon Poirier et Étienne Pilon - incarnent 15 personnages au cours de la pièce, à la demande de Frédéric Bélanger (deuxième à gauche).

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Mario Cloutier

Sherlock Holmes et le docteur Watson ont 90 minutes pour élucider une série de meurtres dans le Devonshire. Le metteur en scène Frédéric Bélanger dirige trois comédiens qui jouent 15 personnages dans cette étourdissante aventure. La comédie en cinq points.

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Les acteurs jonglent avec des aspects dramatiques et farfelus dans cette comédie anglaise.

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Chacune des créations de Frédéric Bélanger s’accompagne d’un travail de terrain auprès des jeunes.

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CHIENS FOUS

C'est la toute première fois que cette adaptation du roman de Sir Conan Doyle est jouée en français dans le monde. Frédéric Bélanger a traduit et met en scène le texte joué à Londres depuis 2012. Il a demandé à trois acteurs de jouer les 15 personnages. De vrais chiens fous qui courent partout !

« C'est un humour fin à la Monty Python, avec beaucoup de jeux de mots, dit-il. Le show se base sur des acteurs qui se transforment. On a eu carte blanche de la part des auteurs anglais. Étrangement, c'est l'oeuvre la plus connue de Sherlock, mais c'est aussi celle où il n'est pas là, sauf au début et à la fin. Entre les deux, l'acteur qui joue Sherlock campe plusieurs personnages. Pour mener ses enquêtes, il se déguise. Donc, on a des acteurs qui se déguisent et des personnages qui se déguisent. C'est un peu fou, mais ça marche. »

ACTEURS

Étienne Pilon (Five Kings), François-Simon Poirier (Le tour du monde en 80 jours) et Philippe Robert (D'Artagnan et les trois mousquetaires) sont les interprètes dans cette folle aventure.

« Étienne n'avait jamais fait de comédie et il est très bon. Il joue Sir Henry, celui que le chien veut tuer. Au départ, je n'étais pas convaincu. Finalement, il a un excellent sens du timing. Il sait improviser et il est tellement décontracté. Même s'il arrive un pépin, il rattrape. C'est un boys band et c'est important que la chimie passe entre les trois. Ils font même les rôles féminins... C'est une comédie anglaise, donc avec des aspects plus dramatiques et d'autres, farfelus. On n'a pas l'ambition de changer le monde du théâtre, mais je crois que c'est très bon. »

JEUNE PUBLIC

Membre du conseil d'administration de Culture Montréal, Frédéric Bélanger croit beaucoup à la médiation culturelle. Chacune de ses créations s'accompagne d'un travail de terrain auprès des jeunes.

« On a toujours une classe qui va suivre tout le processus : le roman, la traduction, des lectures avec les acteurs et les concepteurs. On prend leurs commentaires. Avec les années, on s'est aperçu que ce sont des jeunes qui reviennent nous voir, même après avoir terminé leurs études. Ça fait du bien de voir ça. Moi aussi, j'ai eu la piqûre en voyant des pièces au théâtre Denise-Pelletier et je me rappelle avoir vu L'avare avec Luc Durand. Mais je n'ai pas l'impression de faire aujourd'hui du théâtre jeunesse. »

LOGE

Frédéric Bélanger a traduit et mis en scène Sherlock Holmes, mais il est aussi sur scène durant la pièce. Une loge est habilement cachée dans le décor. Un aménagement pratique pour réaliser ce feu roulant où les acteurs passent d'un personnage à l'autre en criant Sherlock.

« La loge est très encombrée. Lors des avant-premières, je fais les changements de costumes. Je suis habilleur. C'est très exigeant physiquement pour les acteurs. Au début, dans la loge, je devais dire aux acteurs quelle scène ils allaient jouer tellement c'est touffu comme texte. Ils doivent atteindre un haut degré de décontraction pour que ça ait l'air facile. On joue 50 fois, un record pour Fred-Barry, et on parle déjà de supplémentaires. »

ADVIENNE QUE POURRA 

La compagnie Advienne que pourra (D'Artagnan et les trois mousquetaires, Le tour du monde en 80 jours), que Frédéric Bélanger forme avec sa conjointe, la costumière Sarah Balleux, fête ses dix ans cette année. Un parcours de neuf productions ayant commencé... par hasard.

« On montait Le défi amoureux de Molière avec mon bon ami Benoît McGinnis. Je devais y jouer, mais le metteur en scène nous a laissés tomber. Benoît m'a dit : "Pourquoi tu ne le fais pas ?" Ça ne devait être qu'une fois, mais comme ça s'est très bien passé, j'ai continué. Ils m'appellent tous le papa. Je m'occupe de tout le monde, je veux que tout le monde soit heureux. Paul Buissonneau nous a confié sa première roulotte. Comme je suis de Joliette, on l'a rénovée et on la promène dans Lanaudière. Ce serait bien d'en avoir une dans chaque région du Québec. »

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À la salle Fred-Barry, du 1er décembre au 25 janvier 2016

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