Intouchables: franche rigolade

Antoine Bertrand, Luc Guérin et Marie-Evelyne Baribeau dans... (Photo Francois Laplante-Delagrave, fournie par le Rideau Vert)

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Antoine Bertrand, Luc Guérin et Marie-Evelyne Baribeau dans Intouchables.

Photo Francois Laplante-Delagrave, fournie par le Rideau Vert

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Mario Cloutier

Antoine Bertrand brille de tous ses feux dans cette adaptation au théâtre réussie du film Intouchables des Français Éric Toledano et Olivier Nakache.

Qu'on ait vu ou non le film, la pièce Intouchables tient très bien sur les planches du théâtre du Rideau Vert dans la mise en scène de René Richard Cyr. Grâce surtout à l'immense charisme et au talent d'Antoine Bertrand dans le rôle de Louis Big Lou Ringuette, l'aide-soignant au grand coeur.

Millionnaire tétraplégique, Philippe (Luc Guérin) voit en Louis, un «BS» quelque peu irrévérencieux, une échappatoire à sa vie réglée au quart de tour et tout aussi ennuyeuse. La chimie instantanée entre ces deux hommes que tout oppose se transformera en une sincère amitié qui changera leur vie et celle de leur entourage.

L'adaptation en québécois par Emmanuel Reichenbach, assisté du metteur en scène, est tout à fait savoureuse et actuelle. René Richard Cyr y ajoute son sens du rythme et du punch pour tirer de chaque scène son plein potentiel comique. Le duo Antoine Bertrand-Luc Guérin s'occupe du reste avec brio.

Tous deux sont appuyés par une équipe solide dans les rôles de soutien et une scénographie efficace, quoiqu'un peu lourde par moments puisque les changements de décors et de costumes sont très nombreux.

Le rire avant tout

Mais c'est le rire qui compte ici. Il va du gras au subtil en passant par le vaudevillesque et le slapstick. En revanche, la pièce réussit, moins bien que le film, à rendre crédibles les aspects plus «dramatiques» de l'existence de Philippe - sa vie amoureuse, notamment - et de Louis, dont le jeune frère est en train de fort mal tourner, en entourant ces rares moments de musique sirupeuse.

Mais l'essentiel du plaisir que provoque cette production est ailleurs. Dans un rôle ingrat, Luc Guérin, forcément limité dans ses moyens, s'avère le parfait faire-valoir d'Antoine Bertrand. Et ce, même si, à la première médiatique, il a peiné quelques fois à garder son sérieux devant un partenaire aussi drolatique.

Dès l'entrée en scène de Big Lou, au tout début de la pièce, un frisson parcourt la salle. Antoine Bertrand sait capter et conserver l'attention du public d'un bout à l'autre du spectacle. Tantôt ado attardé, tantôt adulte irresponsable, mais toujours rockeur au grand coeur, il attendrit les spectateurs, les fait sourire et rire. En donnant parfois, comme les plus grands, l'impression d'improviser quelques répliques.

Chapeau bien bas, M. Bertrand!

***1/2

Au Rideau Vert jusqu'au 26 avril. Supplémentaires en mai.

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