Sarah Berthiaume: direction Detroit

Dans Nous habiterons Detroit, Sarah Berthiaume s'intéresse à... (Photo: Simon Gosselin, fournie par ActOral)

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Dans Nous habiterons Detroit, Sarah Berthiaume s'intéresse à cette ville en faillite en voie de devenir ville fantôme... un thème qu'elle a notamment abordé dans sa pièce Villes mortes.

Photo: Simon Gosselin, fournie par ActOral

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Sarah Berthiaume en est à sa deuxième participation au Festival ActOral de Marseille. L'an dernier, elle a présenté son texte Le progrès (avec Adrien Bletton) inspiré de l'histoire du parachutiste autrichien Félix Baumgartner, qui est devenu le premier homme à franchir le mur du son en faisant une chute libre de 39 000 mètres d'altitude. Un exploit commandité par... Red Bull.

Cette fois, l'auteure de Yukonstyle a fait équipe avec le jeune metteur en scène français Julien Gosselin, qu'on a découvert ici au FTA le printemps dernier dans son adaptation des Particules élémentaires de Michel Houellebecq. Dans Nous habiterons Detroit, Sarah Berthiaume s'intéresse à cette ville en faillite en voie de devenir ville fantôme... un thème qu'elle a notamment abordé dans sa pièce Villes mortes.

«Les villes mortes sont des lieux qui ont un lourd bagage social, nous a dit la jeune dramaturge lors d'un entretien téléphonique. Je savais qu'il y avait beaucoup d'informations à aller chercher sur Detroit. Comme il y a un passé, on peut faire ressurgir des fantômes dans ces ruines, il y a donc une place pour la poésie et l'onirisme.»

La pièce, «traitée presque comme une nouvelle», a été écrite pour les 14 finissants de l'École régionale des acteurs de Cannes.

Après avoir fait le point sur le statut de la ville de Detroit, le récit de l'auteure bascule «dans une nuit d'insomnie un peu hallucinée» où les chiens, laissés à eux-mêmes, occupent littéralement la ville. «Ça, c'est vrai: les chiens ont été abandonnés par leurs maîtres et ils sont devenus des pitbulls!», lance Sarah Berthiaume.

La mise en scène de Julien Gosselin a ravi l'auteure québécoise par son approche cinématographique.

«J'ai écrit la pièce en pensant aux finissants cannois, donc dans une langue travaillée, sans effet d'étrangeté. Je ne voulais pas qu'ils essaient de s'approprier la langue québécoise. Je voulais qu'il y ait un clash entre ces 14 jeunes Français et cette ville morte américaine. Je trouve qu'il a très bien réussi à représenter l'humain dans la ville.»

Le directeur d'ActOral, Hubert Colas, ne tarit pas d'éloges à l'égard de Sarah Berthiaume.

«Je trouve qu'elle acquiert une force d'écriture de plus en plus grande; elle concourt à renouveler le rapport de l'acteur à la scène et à la mise en scène et je trouve ça extraordinaire. On peut dire qu'avec cette pièce, elle entre de plain-pied dans la littérature théâtrale. Il y a une force de mots, qui va au-delà du jeu théâtral.»

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À l'Usine C les 28 et 29 octobre.

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