Un théâtre de quartier à vocation particulière

Gérald St-Georges et Luc Laperrière ont converti à... (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

Agrandir

Gérald St-Georges et Luc Laperrière ont converti à Ville-Émard une église en salle de spectacle pour créer une école artistique destinée aux enfants.

Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse

Contrairement à d'autres églises de Montréal, celle de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours n'a pas été convertie en condos. Groupe Paradoxe, qui offre une formation en arts de la scène à de jeunes adultes en difficulté, a acheté l'église du sud-ouest de la ville pour y installer son école vouée à la réinsertion scolaire et y construire une salle de spectacle professionnelle.

Les 12 et 14 février, la comédie musicale Paris-New York! de Juste pour rire inaugurera cette salle de spectacle toute particulière. Tout au long de l'année, les Isabelle Boulay et Michel Rivard seront invités à faire vibrer les vitraux de l'église.

Mais aussi, des fêtes de voisins et des spectacles d'enfants du quartier feront le bonheur des familles de Ville-Émard.

«Vous savez, à l'époque, dans un quartier, l'église était un rassemblement social. Ça se passait le dimanche et il y avait ce que nous appelions les discussions de perron. C'était là, le rassemblement. Le théâtre de quartier, c'est un peu la même chose», explique le directeur du Théâtre Paradoxe, Luc Laperrière.

Dimension sociale

Le directeur du Théâtre Paradoxe est l'ancien propriétaire du Théâtre Corona. En 2010, après la vente de cette salle, il se disait qu'il était peut-être temps de s'éloigner du milieu du spectacle: «J'avais fait le tour du jardin, comme on dit.» Mais son ami, Gérald St-Georges, ne voyait pas les choses du même oeil. En tant que directeur général de Groupe Paradoxe, qui permet à de jeunes adultes de vivre une réinsertion, il rêvait d'acheter une église et de la transformer en salle de spectacle. Et, surtout, d'utiliser le sous-sol de cet édifice religieux pour donner une école à ses élèves.

Devant l'aspect social du projet, Luc Laperrière n'a pas pu résister: «À mon âge, c'est de travailler avec les jeunes qui m'a motivé. Je trouve ça très dynamique d'être près d'eux et de travailler avec des jeunes qui ont connu des difficultés et qui ont décidé de se prendre en main.»

En plus de la dizaine de jeunes adultes qui apprennent les rudiments de la vidéo et des techniques de scène dans les nouveaux locaux situés au sous-sol, quatorze personnes seront bientôt logées dans l'ancien presbytère: «Groupe Paradoxe va donc offrir de l'habitation sociale de courte durée», ajoute Luc Laperrière.

Les soirs de spectacle, les visiteurs pourront aussi garer leur voiture à l'école, située tout près du théâtre: «Ce sera bien sûr un stationnement payant et une partie de l'argent ira aux enfants de l'école», dit avec fierté le directeur du Théâtre Paradoxe, qui sait très bien qu'il a emménagé dans un quartier modeste.

Après un investissement de 2,7 millions de dollars dans ce projet, Luc Laperrière et Gérald St-Georges espèrent de tout coeur que les résidants se réapproprieront leur ancienne église.




la boite:1600147:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer