One Mado Show: moins bonne qu'au Cabaret...

La drag queen Mado Lamotte s'est aventurée hors de son Cabaret Mado,... (Photo: Olivier Jean, La Presse)

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Photo: Olivier Jean, La Presse

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La drag queen Mado Lamotte s'est aventurée hors de son Cabaret Mado, hier, avec la première de son premier spectacle solo, One Mado Show, présenté à la salle du Gesù. Un essai sur la scène de l'humour qui ne s'est pas révélé concluant.

La plus célèbre des drag queens montréalaises est entrée sur scène avec une robe courte à plumes et à paillettes et une perruque rose bonbon style barbe à papa. Mais sans la musique entraînante et les éclairages dynamiques auxquels nous a habitués le Cabaret Mado. Elle a toutefois débuté comme elle le fait dans le Village en s'interrogeant sur les origines de son public, en grande partie très gai.

Elle s'est présentée, a parlé de son enfance à Rosemont, quand le jeune garçon qu'elle était a porté sa première robe à l'âge de huit ans, pour un spectacle d'enfant.

Puis, avec le pianiste Nicolas Burgess, elle a chanté un rap sur ses premières armes comme cigarette girl au Lézard dans les années 80 et sa carrière d'artiste. Mais avec le seul accompagnement du piano, ça manquait un peu de tonus.

Elle a poursuivi sur sa vie artistique, notamment ses expériences de danseuse et son célèbre bingo. «Je vais vous faire une confidence, j'ai toujours eu horreur de ce jeu, a-t-elle dit. C'est le jeu de boules le plus débile au monde. Si au moins y avait du poil sur les boules!»

Ses blagues tombaient toutefois parfois un peu à plat. «On se croirait en France, a-t-elle lancé, mais là-bas, ils écoutent parce qu'ils essaient de comprendre ce que j'ai dit!»

Puis elle a parlé de la beauté et de l'obsession de certains pour l'apparence physique et de l'avantage de ne pas être en couple. Mais elle a souvent buté sur son texte. «Pour clore sur ce monologue qui est interminable, et je ne sais plus où j'en suis», a-t-elle même dit, prenant la chose en riant.

Sa performance ressemblait à ce qu'elle présente au Cabaret Mado, le naturel en moins. Trop de texte à maîtriser, sans doute. Et le trac de la première, peut-être.

Mais son imitation de Juliette Gréco interprétant la chanson thème du dessin animé Minifée était réussie. On retrouvait là tout le talent de Mado. Dommage que l'entracte coupait cet élan.

Elle est revenue ensuite avec une perruque fuchsia et une grande robe de matante multicolore pour parler du «chialage», de nos impatiences et de la politique. 

«Je me lance en politique. On va pouvoir voter pour un vrai clown et se faire fourrer par quelqu'un qui a de la classe! Je vais faire comme Denis Coderre et me présenter à la première élection disponible.»

Après avoir ri des Français - qu'elle adore fréquenter et châtier -, elle est revenue au segment qu'elle maîtrisait le mieux, soit chanter. Ses imitations de Madonna, de Miley Cyrus, de Lady Gaga et des Spice Girls «chantant» du Dalida n'étaient pas toujours au point, mais il fallait du courage pour s'y risquer.

Il demeure que cette incursion en humour n'est pas un franc succès. On la préfère dans des performances plus courtes et mieux entourées dans son cher Cabaret...

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Au Gesù, les 3 et 4 octobre à 20 h.

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