Louis-José Houde en toute intimité

Habitué des caméras et des salles pleines à... (Photo: Lionel Charrier, collaboration spéciale)

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Habitué des caméras et des salles pleines à craquer, Louis-José Houde invite les Parisiens à le découvrir dans la petite salle de 100 places du Point Virgule.

Photo: Lionel Charrier, collaboration spéciale

(Paris) Le spectacle d'humour doit commencer à 21h15. Une dizaine de minutes plus tard, les spectateurs attendent toujours en ligne sur le trottoir. Dans sa loge, l'humoriste patiente lui aussi: le spectacle précédent n'est pas terminé.

La centaine de spectateurs - une grande majorité de Français, mais aussi quelques Québécois - s'entassent ensuite sur les deux niveaux de la minuscule salle du Point Virgule, dans le quartier prisé du Marais, à Paris. «Faites un maximum de bruit pour Louis-José Houde!», dit le maître de cérémonie-placier-préposé à la billetterie - bref, l'homme à tout faire - du Point Virgule.

Pour ses fans québécois, l'image a quelque chose de surréaliste. À Montréal, la scène du Monument-National, où il se promène de long en large durant son spectacle Les heures verticales, est certainement aussi grande que toute la salle du Point Virgule. Au Québec, ses spectacles ont beau afficher complet plusieurs mois à l'avance, les spectateurs français entassés ce soir-là ne le connaissent pas, pour la plupart. Plusieurs d'entre eux sont d'ailleurs venus par hasard. «On voulait voir ce qu'il y avait au Point Virgule ce soir», dit Robin, de passage à Paris ce soir-là avec ses deux colocs.

Dans cet univers intimiste, Louis-José Houde s'exécute durant une heure avec son énergie habituelle, mais avec une attention particulière à sa diction. «Je sais qu'ils comprennent tout, mais un mot peut tout changer, alors je dois être très précis sur la diction», expliquera-t-il après le spectacle.

Écrire spécialement pour ce spectacle

Le premier quart du spectacle, écrit spécifiquement pour la France, porte sur ce pays et ses différences avec le Québec. Le reste de son monologue provient du matériel de ses cinq premiers spectacles. Avant de partir pour Paris, il s'est astreint à une demi-douzaine de répétitions de son spectacle parisien avec son metteur en scène Joseph Saint-Gelais. «L'an dernier, je suis arrivé avec un spectacle sans trop le répéter et ç'a été difficile au début, dit Louis-José Houde. J'ai écrit le premier bloc du spectacle actuel pendant que j'étais en France l'an dernier. C'est quand même 20 minutes que je n'ai pas l'habitude de faire.»

À entendre leurs rires, les spectateurs ont passé une bonne soirée, mais la foule a réagi de façon plus discrète qu'au Québec. «C'était sympa et original, mais j'ai trouvé que ça a commencé lentement et je ne comprenais pas toutes les comparaisons entre la France et le Québec», dit Charlotte, qui était accompagnée de ses deux colocs. Venu par hasard en famille - ils ont fait connaissance au resto avec des Québécois, à la table voisine, qui allaient voir le spectacle -, Carmelo Arnone est reparti conquis. «C'est de la qualité des meilleurs humoristes français, dit le père de famille français. Il s'inspire de situations de la vie quotidienne et ça nous parle.»

Quelques minutes après son rappel, Louis-José Houde ressort par l'entrée principale du Point Virgule - la seule entrée, en fait -, où l'attendent des fans québécois pour une photo. Souriant, généreux de son temps, il sait toutefois qu'il a connu de meilleurs soirs sur scène. «C'était le spectacle le plus difficile de la semaine, dit-il. Les gens étaient plus silencieux, et j'étais aussi un peu plus fatigué. Ce que j'aime en France, c'est que ça me déconstruit, les gens ne rient pas pour rien, ils ne rient pas parce que c'est moi. Ça me fait devenir un meilleur stand-up




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