Haruki Murakami soutient la lutte des étudiants de Hong Kong

Haruki Murakami s'exprimait vendredi à Berlin, où ses oeuvres... (PHOTO ARCHIVES AFP)

Agrandir

Haruki Murakami s'exprimait vendredi à Berlin, où ses oeuvres ont été récompensées du prix Welt-Literaturpreis du principal journal allemand Die Welt.

PHOTO ARCHIVES AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
TOKYO

Le romancier japonais Haruki Murakami a adressé cette semaine un message de soutien aux manifestants prodémocratie de Hong Kong, comparant leur lutte à celle qui a fait tomber le Mur de Berlin il y a 25 ans, selon les propos rapportés par des médias.

L'auteur de Kafka sur le rivage ou 1Q84 s'exprimait vendredi à Berlin où ses oeuvres ont été récompensées du prix Welt-Literaturpreis du principal journal allemand Die Welt, au moment où débutaient les célébrations commémorant l'événement historique que fut la chute du Mur en 1989.

L'auteur a parlé de ses propres souvenirs liés à la paroi qui séparait l'Allemagne de l'Est et celle de l'Ouest. Il a en outre imputé les conflits en cours dans le monde entier - dont les manifestations à Hong Kong et les violences à Gaza - à un système de murs qui mettent des gens à part, a rapporté l'agence de presse Kyodo.

Et le même d'ajouter : «Je voudrais envoyer ce message aux jeunes à Hong Kong qui luttent contre leur mur actuellement.»

Haruki Murakami, romancier contemporain le plus connu du Japon, qui a maintes fois été pressenti comme un futur lauréat du prix Nobel de littérature, a souligné qu'il était du devoir des romanciers d'aider les lecteurs à passer à travers ces murs.

Susciter le pouvoir d'imagination de chaque personne pourrait selon lui «être le point de départ de quelque chose».

«Nous pouvons voir (un monde sans murs) avec nos propres yeux - nous pouvons même le toucher de nos propres mains si nous nous y efforçons», a-t-il insisté.

Depuis plus d'un mois, des étudiants manifestent à Hong Kong pour réclamer à la Chine l'instauration d'un véritable suffrage universel. Même si leur nombre s'est considérablement réduit depuis les premiers jours de la mobilisation, des irréductibles occupent toujours trois quartiers de l'ancienne colonie britannique passée sous tutelle chinoise.

Murakami, 65 ans, est le premier auteur japonais à remporter le prix littéraire du journal Die Welt, basé à Berlin.

Quand cet auteur, très discret et qui s'exprime peu en public, avait reçu le prix Jérusalem 2009, la plus haute distinction littéraire d'Israël pour les écrivains étrangers, il avait pris la parole pour critiquer les régimes autoritaires via une métaphore où il comparait les populations réprimées à des oeufs s'écrasant sur un mur. Il se plaçait du côté des oeufs.

Dans de rares entretiens à la presse, il a également reproché à son pays de ne pas assez regarder en face sa propre histoire et de se soustraire à la responsabilité de l'agression lors de la Seconde Guerre mondiale. Il dit aussi ressentir ce déni de responsabilité dans la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Le dernier long roman de Murakami L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, sorti en 2013 au Japon, a été publié récemment en Europe et aux États-Unis. Depuis, il a sorti dans l'archipel un recueil de nouvelles intitulé Les hommes qui n'ont pas de femme.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer