Pénitence: rendre justice divine ***1/2

Pénitence... (Photo fournie par les Éditions du Masque)

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Pénitence

Photo fournie par les Éditions du Masque

La PresseRudy Le Cours 3/5

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Rudy Le Cours
La Presse

Gil Martins est un agent du FBI qui combat le terrorisme intérieur au Texas, où foisonnent les évangélistes de tout acabit. Athée, son ménage bat de l'aile, sa femme Ruth étant de plus en plus habitée par sa foi retrouvée.

Un évêque catholique un peu décadent et ami de Martins lui fait remarquer que plusieurs morts accidentelles sont peut-être le résultat d'assassinats maquillés d'individus partageant une profonde animosité contre l'idéologie créationniste.

Acceptant d'y jeter un second regard, Martins met le pied dans un piège dont il ne peut sortir indemne. Kerr joue avec habileté avec tous les poncifs gothiques. Il mêle frissons d'horreur à l'irrationnel relevé de touches surnaturelles, tout en s'en tenant in fine au registre du polar classique.

Les lecteurs habitués aux mésaventures de son personnage Bernie Gunther retrouveront en Martins quelques traits de caractère, mais c'est avant tout la force de Kerr de camper son intrigue dans un milieu précis, ici les sectes religieuses texanes, qui font de Pénitence un roman qui porte indéniablement sa griffe.

La chute du roman laisse peu de place à une suite quelconque.

* * * 1/2

Pénitence, Philip Kerr, Éditions du Masque, 460 pages.

«Extrait

« Les États-Unis ont beau avoir mis fin au programme de navette spatiale, la mission de station spatiale internationale est toujours contrôlée depuis le Centre spatial Lyndon B. Johnson de Clear Lake City. Il s'agit d'un ensemble d'une centaine de bâtiments, datant de l'époque où les Américains regardaient la voûte céleste et pensaient non pas à Jésus, mais à la Lune et aux étoiles, et se demandaient comment y aller ; cela semble incroyable, mais, quarante ans après le dernier vol habité pour la Lune, nous levons les yeux vers le ciel et nous pensons à Dieu et à la manière de mener une vie qui lui plairait suffisamment pour nous permettre d'entrer au paradis. Si c'est un progrès, alors je suis Neil Armstrong. »»





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