Bons baisers du pays des hypocrites: sans jugement ***1/2

La PresseJoëlle Girard 3/5

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De son propre aveu, sa formation d'acteur fut le principal atout de Timothy Findley pour réussir en tant qu'écrivain. Une affirmation qu'on ne saurait contredire en lisant Bons baisers du pays des hypocrites, deuxième recueil, après Limonade et autres nouvelles, dont les écrits sont tirés de Dinner Along the Amazon.

Findley se pose ici en fin portraitiste, dépeignant avec intelligence chacun des traits de ses personnages, aussi tordus soient-ils.

Situant le plus souvent l'action de ses récits au coeur de la petite bourgeoisie canadienne et de ses craintes existentielles, l'auteur explore les thèmes de l'angoisse, du vide, de l'attente et de la folie, mais sans jamais porter de jugement. On sent plutôt la volonté d'y puiser la richesse nécessaire à la création de personnages bien vivants.

Bons baisers du pays des hypocrites et Les veilleurs du rivage demeurent d'ailleurs les deux nouvelles les plus percutantes du recueil puisque les plus consistantes: Findley prend le temps d'appuyer sa trame dramatique sur la délicate complexité de ses protagonistes, contrairement aux autres nouvelles que l'on sent un peu moins fignolées.

Bref, une incursion succincte, mais éloquente, dans le travail de ce grand écrivain canadien, l'un des plus reconnus à l'étranger.

* * * 1/2

Bons baisers du pays des hypocrites. Timothy Findley. Les Allusifs. 169 pages.

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