Truculence: les dialogues font la force du récit ***1/2

Jean-François Villeneuve
La Presse

Trois profs de cégep partent en roadtrip en plein printemps érable à la recherche d'un ami qu'ils croient suicidaire. Juste avant de quitter Montréal, ils embarquent une amie qui ne laissera personne indifférent. Ajoutez à cela une bonne dose de franc-parler et plusieurs bouteilles d'alcool, et Truculence devient un Volkwagen Blues sur les chapeaux de roues, version XXIe siècle.

Ce premier roman de François Racine se consomme à la même vitesse que les kilomètres de la Yaris des protagonistes, après un départ un peu cahoteux où le lecteur doit s'habituer à ce barrage incessant de joual littéraire, où les dialogues font la force du récit. Puis, une fois bien en selle, on en arrive à vraiment apprécier la plume incisive de l'auteur.

Les thèmes abordés sont crus, à fleur de peau. Tout relève de l'acte manqué, que ce soit l'amour, la mort ou l'amitié. Chacun des personnages est égoïste dans cette aventure, s'enfonce dans ses démons sans chercher à s'en extirper - les autres s'en occupent, mais à peine, pour la forme.

Presque chaque action, discussion ou arc narratif se bute inlassablement à un mur, comme si la finalité en était si peu reluisante qu'il fallait la pelleter loin en avant.

* * * 1/2

Truculence. François Racine. Québec Amérique. 235 pages.




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