Tempête, deux novellas: de la grande littérature ****

Andrée LeBel
La Presse

Le Clézio, Prix Nobel de littérature 2008, fait preuve d'une maîtrise de l'écriture incomparable dans ces deux novellas, qui se situent entre le roman et la nouvelle.

Avec des mots simples, sans explications ni jugements, il évoque plus qu'il ne raconte. Les faits apparaissent par bribes et avec un détachement qui crée une zone de lumière autour du tragique destin des personnages. Malgré les regrets ou les remords, ils n'ont d'autre choix qu'avancer.

Tempête se déroule dans l'île coréenne d'Udo, un rocher assailli par les vents dans la mer du Japon. Une fillette, June, qui n'a pas connu son père, s'attache à Monsieur Kyo, un vieux journaliste rongé par le remords.

Ils se rencontrent devant la mer et leur fragilité les unit dans une ambiance mélancolique empreinte de poésie et de sensualité.

La deuxième novella, Une femme sans identité, voyage entre l'Afrique et l'Europe. Enfant d'un viol, la petite Rachel est abandonnée par sa mère. Quand la guerre éclate en Afrique, elle est arrachée à ses racines et doit s'inventer une vie dans la banlieue parisienne.

Le rythme du récit est envoûtant et la musique des mots l'illumine: de la grande littérature.

* * * *

Tempête, deux novellas. J.M.G. Le Clézio. Gallimard, 232 pages.




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