La servante du Seigneur : esprit et sens de la formule ***

La PresseMarie-Claude Girard 3/5

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Marie-Claude Girard
La Presse

L'écrivain français Jean-Louis Fournier a pris l'habitude de consacrer ses romans mêlant humour noir et dérision à ses proches: ses fils handicapés (Où on va, papa?, prix Femina 2008); sa femme disparue (le très joli Veuf) et maintenant sa fille, à qui il reproche de s'être éloignée pour suivre Dieu.

En 2009, la mère des garçons avait jugé nécessaire de présenter sur l'internet une autre vision de ses enfants. Cette fois, sa fille a obtenu un droit de réponse, inséré à la fin du livre: «Tout le monde n'a pas la chance d'avoir un père qui offre sa fille au monde après l'avoir défigurée.»

Dès les premières pages, on comprend assez bien qu'elle ait voulu s'éloigner. Mais peu à peu, on voit poindre la vraie souffrance d'un père qui sent ses jours comptés et qui voudrait renouer avec sa fille.

Où on va, papa? avait suscité chez nous un certain malaise. Malgré la sincérité de l'émotion, on se demande ici encore pourquoi on nous convie à une scène de famille à l'issue incertaine, sinon pour admirer l'esprit et le sens de la formule de l'auteur.

* * *

La servante du Seigneur, Jean-Louis Fournier, Stock, 157 pages.




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