Littérature et sexualité: chaud ou froid?

Les empocheurs... (Image fournie par Québec Amérique)

Agrandir

Les empocheurs

Image fournie par Québec Amérique

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Nous avons sélectionné quelques extraits de romans  dont les descriptions de la sexualité nous ont fait rire. Un seul extrait provient d'un recueil de nouvelles érotiques. À vous de juger si ces extraits vous plaisent ou pas...

Les empocheurs, Yves Beauchemin

«Jérôme s'exécuta. C'était, en somme, la chaude lapine rêvée des ados et des jeunes hommes salaces, à deux doigts des tâcheronnes de la porno, et apparemment inassouvissable. Au troisième coït, Jérôme, un peu essoufflé, suggéra gentiment qu'ils dorment, étant donné qu'elle est venue, justement, pour soigner son insomnie. Elle accepta sans se faire prier. Cela les mena jusqu'à 4 h 10 du matin, moment où Jérôme fut tiré d'un rêve abracadabrant par une pipe qui aurait fait fondre le Groenland.»

Tromper Martine, Stéphane Dompierre

«Les choses allaient bon train dans l'appartement d'à côté. Kate n'avait plus de soutien-gorge ni de culotte. À quatre pattes sur le lit, vêtue seulement de ses bas de nylon et de son porte-jarretelles, elle se faisait lécher la fente par-derrière. J'en avais les jambes en coton tellement ça semblait délicieux. Caché par l'épais rideau à moitié ouvert, je me suis débarrassé de mon t-shirt et de mon pyjama pour me masturber à mon aise. On ne se croit pas voyeur et, hop, un événement imprévu nous transforme à jamais. Mallory s'est étendue sur le dos et a attiré les fesses de Kate vers elle pour y enfouir son visage. Kate a courbé l'échine vers l'arrière, assise sur le visage de Mallory, ses seins fermes pointés vers moi. Elle a ouvert les yeux un instant pour regarder dans ma direction, comme si elle avait senti ma présence. Elle a vu ma tête d'ahuri qui dépassait derrière le rideau, a souri et m'a soufflé un baiser, a dit quelque chose à sa copine qui s'est contentée de lever son pouce pour signifier son approbation, toujours occupée entre les jambes de Kate.»

Plus folles que ça, tu meurs... (Image fournie par J’ai lu) - image 2.0

Agrandir

Plus folles que ça, tu meurs

Image fournie par J’ai lu

Plus folles que ça, tu meurs, Denise Bombardier

«Quand j'ai entendu "la chambre", j'ai eu la force de lui indiquer le chemin d'une main un peu tremblante. Rassurée par l'éclairage tamisé autour du lit, j'ai pu atteindre, grâce à la maîtrise princière de Charles, l'alléluia de la jouissance! Une expression appropriée dont je n'avais pas saisi la portée lors de mon mariage catholique.»

Gwada etc., Nathalie D.

«Tes deux mains sont en harmonie sur moi. J'en perds le fil, je ne sais plus si c'est la gauche ou la droite qui appuie sur mon ventre pendant que l'autre me masse de l'intérieur. Au fond, vers le haut, avec les doigts repliés. Tu connais exactement l'endroit. Celui qui donne envie de faire pipi, mais qui suscite le désir d'en vouloir encore plus. Puis, tu insistes en même temps sur mon clitoris. J'aurais envie de ta langue, mais tu résistes à me goûter. Tu continues à faire le guet. Tu caresses mon bouton toujours, sans arrêt. Pas besoin de mouiller tes doigts. L'huile solaire a amorcé le travail et mon corps l'a poursuivi.»

Chère Arlette... (Image fournie par Libre Expression) - image 3.0

Agrandir

Chère Arlette

Image fournie par Libre Expression

Chère Arlette, Arlette Cousture

«Moi, quand j'étais jeune, je pensais à une seule affaire, lui labourer les côtes, bien, bien doucement. Ça, ma p'tite, ça me faisait rêver. Ta grand-mère avait quelque chose dans le visage, trop beau pour la classe ouvrière soit dit en passant, à me faire tomber dans les pommes d'amour. T'as assez bien dit le genre d'amour que j'ai eu pour elle, dans des beaux mots, ça c'est sûr, mais toi puis moi on sait que, finalement, cette bonne femme-là m'émoustillait autant que le fort puis la bière que je m'envoyais dans le gorgoton.»

Infrarouge, Nancy Huston (Bad Sex in Fiction Award, 2012)

«C'est là que je prends ma photo. De l'intérieur de l'amant. Le Canon fait partie de mon corps. C'est moi, la pellicule ultrasensible. Capturant l'invisible, capturant la chaleur.»




À découvrir sur LaPresse.ca

  • Bon roman, <em>bad sex</em>

    Livres

    Bon roman, bad sex

    Dès que la sexualité s'évade de la littérature érotique pour pénétrer la littérature grand public, les écrivains s'exposent au ridicule. On pardonne... »

la boite:1600147:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer