Steve Laplante: ma vie en livres

Le comédien est de retour sur les planches cet été. Il joue dans la pièce... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)

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Le comédien est de retour sur les planches cet été. Il joue dans la pièce Baby-sitter de Catherine Léger, à La Licorne, du 25 juillet au 5 août. L'acteur tourne également dans Olivier, la nouvelle série de Serge Boucher, réalisée par Claude Desrosiers. Steve Laplante nous a parlé de sa vie en livres.

Votre premier souvenir de lecture?«Du plus loin que je me souvienne, ce sont des bandes dessinées qui étaient chez ma grand-mère. Je devais avoir 7 ans quand j'ai commencé à dévorer les albums de Tintin et d'Astérix. Je regardais aussi les films tirés des albums à la télévision, à Ciné-cadeau. Cela n'a pas fait de moi un grand amateur de bédé par la suite. J'ai lu Paul à Québec plus tard et quelques autres collections, mais sans plus.»

Le livre qui a changé votre vie?

«Honnêtement, aucun livre n'a vraiment "changé ma vie"... sauf peut-être la Bible, que mes parents catholiques me faisaient lire durant mon enfance. Plus tard, en cinquième secondaire et au début du cégep, j'ai lu des pièces de Michel Tremblay: Le vrai monde?, Bonjour, là, bonjour... Et là, je peux dire que ç'a été un choc! Tremblay m'a donné le goût de faire du théâtre et de choisir le métier d'acteur. J'ai d'ailleurs joué une scène du Vrai monde? lors de mes auditions pour entrer à l'École nationale de théâtre du Canada, au début des années 90.»

Un auteur pour lequel vous avez une grande admiration?

«Michel Houellebecq. Pour sa grande et terrible lucidité. Il m'étonne à chaque nouvel ouvrage. Par contre, je ne suis pas sûr que je partirais en vacances avec lui [rires]... C'est un homme étrange et un auteur très controversé, misogyne et misanthrope. Mais son hyperconscience m'impressionne et me fascine. Il comprend bien la nature complexe, contradictoire des humains. Il en parle avec justesse dans ses livres. Dans La carte et le territoire, il y a un passage où Houellebecq se met lui-même en scène. Et il se décrit de manière répugnante, dégueulasse! C'est un auteur qui n'a pas peur de nommer les choses sombres qu'on veut cacher en soi parce qu'elles nous rendent mal à l'aise.»

Un livre que vous relisez tout le temps?«La Seconde Guerre mondiale d'Antony Beevor, un historien britannique spécialiste de ce conflit armé. C'est une brique. Je relis souvent des passages dans lesquels il explique - de façon brillante et élégante - les stratégies militaires, les alliances entre les pays, etc. Beevor décortique chaque épisode de cette longue guerre dans ses moindres détails. Il met en contexte les batailles chronologiquement, afin de mieux faire comprendre aux lecteurs ce qui est arrivé, et pourquoi c'est arrivé, sans prendre position. Ça se lit comme un roman.»

Ce que vous voulez lire cet été?

«Le plongeur, le roman de Stéphane Larue. J'en ai tellement entendu parler que je veux lire ça à tout prix. Tous ceux qui m'en ont parlé l'ont fait avec beaucoup d'émotion et de vibration dans la voix. Et l'auteur a remporté le Prix des libraires du Québec pour son premier roman.»

Le livre sur votre table de chevet?

«Un Lonely Planet sur l'Italie, parce que je pars en vacances au mois d'août en Italie. Nous allons parcourir la Toscane, l'Ombrie, Venise, Rome en famille. Et je veux connaître les meilleures adresses et les meilleurs endroits à visiter.»




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