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Sexisme: le festival d'Angoulême modifie ses règles

La ministre de la Culture, Fleur Pellerin, était... (PHOTO ARCHIVES AFP)

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La ministre de la Culture, Fleur Pellerin, était intervenue dans la controverse, jugeant «assez anormal» qu'aucune femme ne figure dans la sélection.

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Agence France-Presse
Bordeaux

Le festival international de BD d'Angoulême, accusé de sexisme pour n'avoir pas retenu de femmes parmi les mises en nomination pour son Grand Prix, a finalement décidé jeudi de s'en remettre au seul «libre arbitre» des auteurs pour désigner leur lauréat fin janvier.

Un appel au boycott avait été lancé par un collectif d'auteures et plusieurs hommes sélectionnés après avoir découvert qu'aucune femme ne figurait dans la liste des 30 personnes retenues par le Festival international de la bande dessinée pour son Grand Prix, liste au sein de laquelle les auteurs étaient appelés à choisir leur favori.

Pour couper court à ces accusations de sexisme, les organisateurs du festival (28-31 janvier) avaient initialement annoncé mercredi qu'ils allaient introduire des noms de femmes dans cette liste.

Mais jeudi, un nouveau communiqué a changé la donne: «le Festival a pris la décision d'inviter l'ensemble des auteur(e)s de bande dessinée à voter librement pour désigner comme lauréat(e) l'auteur(e) de leur choix», expliquent les organisateurs dans un communiqué.

«Aucune liste de noms de créateurs/créatrices du 9e Art ne sera, par conséquent, proposée à leur vote», expliquent les organisateurs, annonçant que des aménagements seront effectués dans les prochains jours sur le site web dédié au vote et réservé aux seuls auteurs.

Pour sa défense, le Festival avait rappelé que, contrairement à la sélection officielle qui porte sur la production de l'année écoulée, le Grand Prix récompense l'oeuvre et la carrière d'un auteur.

«Le Festival d'Angoulême aime les femmes... mais ne peut pas refaire l'histoire de la bande dessinée (...) Force est de constater qu'il y a très peu d'auteures reconnues» dans la BD, avait plaidé le festival mercredi.

La ministre de la Culture, Fleur Pellerin, était intervenue dans la controverse, jugeant «assez anormal» qu'aucune femme ne figure dans la sélection.

Une seule femme, Florence Cestac, a été distinguée par le Grand prix du FIBD, en 2000.

Selon l'Association des critiques et journalistes de BD (ACBD), les femmes représentent 12,4% des professionnels dans le monde francophone de la BD.

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