Muse, de Mary Novik: *** 1/2

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L'Avignon de Mary Novik n'est pas une ville pour les âmes sensibles, même si elle abrite un pape. L'écrivaine canadienne-anglaise y décrit la vie de Solange Le Blanc, l'amante secrète du pape Clément VI.

Scribe, fille de fille de joie élevée chez des soeurs indomptables, Solange s'amourache du poète italien Pétrarque, qui lui crève le coeur avec son amour impossible mais indéracinable pour la lointaine Laure qui a inspiré des chefs-d'oeuvre de la poésie italienne.

Après un premier livre sur John Donne, un «poète métaphysique» anglais du début du XVIIe siècle, Mary Novik tourne sa plume érudite vers l'Avignon de la peste noire, au XIVe siècle.

Érudition, oui, mais aussi un réalisme affectif n'hésitant pas à recourir au lyrisme : une abbesse ceinte de l'épée de son frère parti en croisade mène en boitant - à cause de bottines à talons hauts - un cortège de soeurs qui rivalisent de notes hautes dans leurs chants pour se faire remarquer du «bénédictin à la peau foncée» et de son maître l'abbé célébrant la messe, seuls hommes «dans une mer de femmes qui psalmodiaient».

Rivalité et entraide entre femmes, lâcheté et merveilles masculines, horreurs et béatitudes religieuses, sur fond de mort et de Renaissance.

*** 1/2

Muse

Mary Novik

Hurtubise

439 pages

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