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Undisclosed: le cirque dans son plus simple appareil

L'équilibriste québécoise Évelyne Laforest fait partie des artistes... (Photo fournie par l'éditeur)

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L'équilibriste québécoise Évelyne Laforest fait partie des artistes photographiés par Bertil Nilsson.

Photo fournie par l'éditeur

Dans un beau livre qui vient de paraître, le photographe anglais d'origine suédoise, Bertil Nilsson, met en scène une cinquantaine d'artistes de cirque... dans leur plus simple appareil.

Ce projet de livre a mis plus de cinq ans à voir le jour. Les séances de photographie ont eu lieu essentiellement à Montréal, mais aussi à Berlin, San Francisco, Paris, Stockholm et Bruxelles. Les clichés présentent des artistes de cirque nus, qui s'entraînent seuls ou en duo dans leurs disciplines respectives. Rien de grossier ou de mauvais goût, au contraire. Plutôt des portraits d'une grande beauté (en noir et blanc), où Nilsson capte les corps en mouvement.

Plus de la moitié de ces artistes viennent de Montréal. On y voit par exemple l'équilibriste Evelyne Laforest (Nebbia d'Éloize), le trapéziste Guillaume Biron, (Psy, des 7 doigts de la main) et plusieurs autres comme Frédéric Lemieux-Cormier qui fait de la roue allemande, Joseph Pinzon qui fait du tissu aérien (que l'on voit sur la couverture), Philippe Renaud dans des numéros de main à main. On y trouve aussi les contorsionnistes suédoises Jenny et Sara Haglund, le spécialiste français de planche coréenne Ugo Dario, etc.

La plupart de ces artistes, comme Ugo Dario, sont d'ailleurs passés par l'École nationale de cirque de Montréal, même si plusieurs d'entre eux vivent aujourd'hui ailleurs ou dans leurs valises lorsqu'ils sont en tournée. Pour Bertil Nilsson, l'institution montréalaise a certainement été la plaque tournante de sa recherche d'artistes. L'endroit qui, finalement, «liait» la majorité de ce beau monde.

«Tout a commencé lorsque je suis arrivé à Londres il y a sept ans. J'avais un ami qui fréquentait l'École de cirque, et c'est comme ça que je me suis intéressé au milieu. Au même moment, je me suis lancé dans la photographie de façon plus sérieuse. J'ai donc commencé à photographier des artistes de cirque anglais et, de fil en aiguille, j'ai été mis en contact avec des gens d'ailleurs. C'est quand même une petite communauté où tout le monde se connaît.»

Le metteur en scène suisse-italien, Daniele Finzi Pasca, qui signe la préface du livre, parle «du côté mystérieux du corps» que fait ressortir Nilsson. «Bien sûr, il y a de cela, dit-il. Mais je voulais représenter le travail très physique de ces artistes, je voulais qu'on ressente l'effort des interprètes, qu'on voit bien leur corps en pleine exécution. Il y a aussi, bien sûr, une démarche esthétique, mais je voulais bien représenter ce travail de répétition qui tend à la perfection.»

Les artistes de cirque ont-ils tout de suite accepté de se dévêtir pour le photographe? «La majorité d'entre eux n'avaient jamais été photographiés complètement nus, mais ils n'étaient pas réfractaires. Certains ont refusé et j'ai dû en persuader d'autres. Mais je leur montrais ce que j'avais fait avec d'autres et ça les mettait à l'aise. Ce sont quand même des gens qui sont bien dans leurs corps, même si certains étaient plus timides.»

Undisclosed est disponible à la Librairie du Centre canadien d'architecture et à la Librairie d'art actuel, ainsi que sur le site www.undisclosedcircus.com.

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