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Le secret des gens occupés, mais pas stressés

Beaucoup de gens occupés s'en tirent mieux que... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse)

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Beaucoup de gens occupés s'en tirent mieux que d'autres, semblent moins débordés, peu stressés, osent des loisirs, voire même des passe-temps

Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse

Tout le monde est occupé. Avec des horaires chargés. Des dates de tombées et des responsabilités. N'empêche que certains s'en tirent mieux que d'autres, semblent moins débordés, peu stressés, osent des loisirs, voire des passe-temps, bref trouvent du temps. Comment? Où? Sept astuces pour être plus efficace et relaxe. En un mot : plus heureux. Qui dit mieux?

L'heure des bilans

La gourou de la gestion du temps Laura Vanderkam, auteure et mère de quatre enfants de Philadelphie, à qui l'on doit plusieurs best-sellers (dont 168 Hours et What the Most Successful People Do Before Breakfast), n'a pas fini de nous surprendre. Celle qui traque et minute ses heures chaque semaine et sait combien de printemps exactement il lui reste statistiquement à vivre a carrément sondé 900 personnes occupées (des travailleurs à temps plein vivant avec des enfants de moins de 18 ans) pour comprendre pourquoi certains «courent comme des poules pas de tête», quand d'autres semblent parfaitement au-dessus de leurs affaires. Pourquoi, surtout, ces derniers «ont l'air d'avoir plus de fun», rit-elle (relaxe, il va sans dire) au bout du fil. Elle leur a demandé de minuter une journée de la semaine, sonder leurs habitudes, et revoir leur sentiment général par rapport au temps. Premier secret: les gens occupés les plus relaxes savent aussi exactement ce qu'ils font, chaque heure de leur journée. En matière de temps, résume l'experte,: «la discipline entraîne la liberté». Comment? Lisez ce qui suit.

De l'importance des moments inoubliables

Avez-vous déjà fait une escapade de 48 heures, disons à Ogunquit, pour revenir avec le sentiment d'être parti deux semaines, tant vous avez été dépaysé, vous avez vu, vécu et rencontré des gens ou des lieux hors de votre routine habituelle? C'est un peu le secret ici. Dans Off The Clock (traduction libre : le temps suspendu), son nouvel essai à paraître à la fin du mois (chez Penguin Random House, en anglais seulement), Laura Vanderkam explique qu'en interrogeant ses 900 participants sur leurs activités de la veille (un petit lundi), elle a réalisé que les gens qui étaient les moins stressés par le temps étaient aussi ceux qui avaient le plus d'activités «fun» à l'horaire. «C'est fou, ce que ces gens-là font le lundi soir! Des cours de salsa, un cinéma, etc.!» Morale? «Notre perception du temps est définie par ce qui sort de l'ordinaire...» Passez un week-end à faire des tâches ménagères et vous verrez. Lundi matin, vous aurez l'impression que la semaine ne s'est jamais arrêtée.

Sans bourrer votre agenda

Cela peut sembler contradictoire à première vue. Mais même s'il est important de se mettre des activités extraordinaires à l'horaire, il est surtout impératif de ne pas remplir nos journées de rendez-vous, conférences téléphoniques et autres réunions de groupe. «Se laisser des cases libres peut nous laisser plus de liberté pour les remplir, le cas échéant, par des activités plus intéressantes», avance l'auteure. Mieux, cela permet aussi de profiter d'une activité qui pourrait s'avérer fort intéressante. Vous voulez étirer ce dîner d'affaires? Possible, sauf si vous vous êtes réservé quelque chose à 13 h. Courir d'un rendez-vous à l'autre ne donne clairement pas le sentiment d'être maître de son temps. Ce qui nous mène au point suivant.

Étirer le moment

C'est un concept clé: l'importance de savourer, profiter, bref étirer, même symboliquement, les instants particulièrement plaisants. Qu'ils soient courts (cette pause café dans le nouveau bistro du coin) ou plus longs (votre séance de brainstorm avec un collègue particulièrement inspirant), tout est question d'être ancré dans le moment présent. Vous l'avez deviné? Si vous êtes au café et que vous faites le ménage de vos courriels en même temps, oui, les minutes vont filer. Vous ne remarquerez même pas que votre pause est terminée. Et Laura Vanderkam l'a aussi constaté: «Les gens qui ont le sentiment d'être pressés par le temps sont aussi ceux qui sont le plus souvent sur leur téléphone...» Solution pour gagner du temps? Éteignez, que diable, martèle-t-elle.

Off The Clock, de Laura Vanderkam... (Image fournie par Portfolio) - image 2.0

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Off The Clock, de Laura Vanderkam

Image fournie par Portfolio

Investissez

Au sens propre et figuré: si vous êtes débordé par les tâches ménagères, peut-être est-ce temps de déléguer. Si vous perdez des heures dans les transports en commun, peut-être pourriez-vous songer à déménager. Ou télétravailler. Mais plus symboliquement, prenez les moyens d'être plus heureux, suggère Laura Vanderkam. Un exemple? Vous êtes coincé à l'aéroport, entre deux vols, et avez plusieurs heures à perdre? Au lieu de ruminer (voir point suivant) votre malheur en perdant votre temps sur les réseaux sociaux, profitez du moment: allez au bar, commandez quelque chose de bon, trouvez-vous un bon roman. Il n'est pas seulement question de voir ici le verre à moitié plein, nuance l'auteure. «Il s'agit de prendre des mesures concrètes pour voir le bon côté des choses.»

Lâchez prise

Laura Vanderkam n'invente rien ici, mais il est toujours bon de se le rappeler: on perd un temps et une énergie démesurés et surtout inutiles à se plaindre, s'en faire, ruminer et pester contre des choses parfois (souvent) parfaitement indépendantes de notre volonté Du temps précieux que l'on pourrait investir ailleurs (voir points 2, 3, 4 et 5!). Elle cite dans son livre l'exemple d'une artiste, qui se trouvait désespérément peu productive. «Mais ruminer ne vous aidera pas à être plus productif, dit-elle. Relaxez donc ! Sans tout ce stress, peut-être seriez-vous beaucoup plus créatif!»

Entourez-vous

C'est l'astuce la plus intéressante que l'auteure a tirée de ses 900 personnes sondées: la notion de temps (qui file, qu'on perd, ou après lequel on court) serait intimement liée aux moments partagés avec des êtres aimés, des amis ou de la famille. Ainsi, les gens les moins pressés par le temps sont aussi ceux qui, au lieu de rapporter un nombre X d'heures passées devant la télé un soir donné, font état de sorties, soupers ou simples activités avec des proches. «Je ne m'attendais pas à ce que les liens de cause à effet soient si évidents, conclut Laura Vanderkam. Tout le monde a le même nombre d'heures dans une journée. Mais certains choisissent de les utiliser différemment...»




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