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Cagoule, Far West et jaune safran: les tendances de la mode pour l'hiver prochain

Poiret, dont le défilé marquait la relance de... (Photo Bertrand Guay, Agence France-Presse)

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Poiret, dont le défilé marquait la relance de cette maison historique, le jaune d'or brille sur un pantalon moiré, une jupe plissée, une doublure de manteau ou des chaussures.

Photo Bertrand Guay, Agence France-Presse

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Anne-Laure Mondesert
Agence France-Presse
Paris

Le retour de la cagoule, l'esprit Far West, les foulards, du jaune safran pour relever le tout: quelques tendances pour l'automne-hiver 2018-2019, repérées sur les podiums à l'issue de la Fashion Week parisienne qui a clôturé mardi un mois de défilés entamés à New York.

La cagoule c'est cool

Le couvre-chef des cours de «récré» qui gratte et rend les cheveux électriques, dont le souvenir hante encore toute une génération, ressort des tiroirs: la cagoule a fait une démonstration de force sur les podiums et risque bien de devenir un impératif l'hiver prochain.

Elle est apparue à New York, promue par Raf Simons chez Calvin Klein, en maille épaisse et différentes couleurs. Elle a connu de nombreux avatars à Milan chez Gucci: tantôt balaclava, tantôt masque folklorique. Elle a gagné Paris, s'imposant dans les collections de la jeune créatrice Marine Serre, en version sportive, chez Dior, en prolongement d'une casquette, et chez Lanvin pour des silhouettes en noir et blanc évoquant des vêtements islamiques. Elle se montre aussi chez Chanel, elle est siglée chez Balenciaga.

Mode au galop

L'univers du cheval a inspiré les créateurs: Natacha Ramsay-Levi chez Chloé parsème ses créations de motifs équins, propose des pantalons à mi-chemin entre sarouel et jodhpur, des chemises de cow-boys féminisées.

Il infuse aussi le show Off-White, label dont le succès a conduit à une émeute à l'entrée du défilé: un t-shirt à motif de cheval au galop, des tapisseries représentant des cavaliers et des scènes de chasse, des bottes, vestes et tapis d'équitation...

L'ambiance Far West imprègne la collection Isabel Marant, avec des vestes à franges, des ponchos western, des cuissardes et des santiags, tandis que les grands espaces, ouest américain ou steppes mongoles, inspirent Hermès, dont le défilé était une ode au cuir.

Oser le jaune

Des couleurs chaudes et terriennes vont revigorer l'hiver prochain.

Dans le souk chic de Jacquemus, la palette est faite de vert olive, paprika, brun profond et jaune safran, couleur qui éclaire des pantalons et des mini-sacs. Ce jaune tendant vers l'orange revient par touches dans de nombreuses collections (Dries Van Noten, Lanvin, Leonard...). Chez Poiret, dont le défilé marquait la relance de cette maison historique, le jaune d'or brille sur un pantalon moiré, une jupe plissée, une doublure de manteau ou des chaussures. Le jaune éclate aussi en version fluorescente chez Balmain, associé à du noir pour assurer le contraste.

Folie foulard

On le noue autour du visage façon grand-mère chez Gucci, autour du cou chez Balenciaga, autour du front chez Agnès b. Les foulards s'assemblent pour donner matière à des robes flottantes et esprit rétro chez Dior, ainsi que chez Marine Serre, qui en fait aussi des lanières de sacs et des accessoires à porter en boucles d'oreilles.

Féminisme et MeToo

Avec la mise en cause de plusieurs grands photographes, accusés de harcèlement sexuel, la mode n'a pas été épargnée par l'onde de choc post-Weinstein et la vague MeToo.

La bannière du féminisme était dressée chez Dior, dont le décor du défilé multipliait les références aux droits des femmes, sur fond de 50e anniversaire de mai 68, tandis que les vêtements reflétaient un esprit hippie et libertaire, avec patchworks et signes «Peace and Love».

Le créateur américain Thom Browne a rendu hommage au féminisme de la peintre Élisabeth Vigée-Lebrun, peintre officielle de la reine Marie-Antoinette, et à sa garde-robe. Le gris de la palette contraste avec la forme des silhouettes, leurs hanches renforcées, les assemblages de costumes masculins et éléments de lingerie. «Les formes évoquent le pouvoir et la force. C'est ma contribution à ce qui se passe en ce moment», a commenté le styliste en coulisses.

Beaucoup de défilés étaient mixtes et les costumes d'homme adaptés au vestiaire féminin nombreux sur les podiums, de Stella McCartney à Givenchy en passant par Alexander McQueen.




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