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Moi, mon bonheur: Geneviève Pettersen, alias Madame Chose

Après quelques années de travail en pub et... (Photo Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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Après quelques années de travail en pub et dans l'édition de magazines, Geneviève Pettersen a entrepris l'écriture de Madame Chose, encouragée par son entourage qui la trouvait drôle et connaissait ses vélléités culinaires.

Photo Édouard Plante-Fréchette, La Presse

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SILVIE ST-JACQUES
La Presse

Profession: Auteure du blogue Madame Chose, scénariste de webtélé, rédactrice Âge: 29 ans

Une phrase qui l'inspire: «Comme Coco Chanel, je dis souvent: «J'ai le dégoût très sûr»» (une citation de Jules Renard).

Son histoire

À l'instar de Madame Chose, son alter ego du blogue, Geneviève Pettersen est née en 1982 à Wendake. Elle a grandi entre Québec, Jonquière, Chicoutimi, Saint-Honoré et Falardeau et s'est installée à Montréal à l'âge de 18 ans, pour faire des études en sociologie des religions et en littérature. Après quelques années de travail en pub et dans l'édition de magazines, elle a entrepris l'écriture de Madame Chose, encouragée par son entourage qui la trouvait drôle et connaissait ses velléités culinaires. Cet inclassable blogue est une sorte de croisement entre la cuisine raisonnée de Jehane Benoît, un manuel de bienséance et les Chroniques d'une mère indigne. Et beaucoup plus encore... «Les histoires de femmes du Saguenay m'habitent depuis longtemps. Je viens d'une famille grandiloquente et pittoresque. Quand j'étais petite, on avait un chalet et quand les gars buvaient un peu de gin, ils racontaient des histoires plus grandes que nature. La transmission est importante pour moi: j'aime raconter pourquoi on mangeait tel plat pour telle raison. Dans mon quartier, il y avait presque une guerre pour déterminer qui faisait la meilleure sauce à spag...»

Quelles sont les sources d'inspiration pour les personnages du blogue Madame Chose?

«Ces personnages n'existent pas vraiment, mais ils sont tous inspirés de bonnes femmes que j'ai connues. Je parle toujours d'histoires qu'on m'a racontées quand j'étais jeune. Les gens s'attachent à certains personnages, comme Matante Boisvert, qui est une espèce de guérisseuse qui fait des avortements clandestins. C'est une sorte de «blogoroman». On peut aussi suivre l'idylle de Geneviève et François.»

Madame Chose, c'est qui?

«C'est une bonne femme. Ce n'est pas moi, mais c'est un peu moi aussi. C'est un peu nous toutes, dans notre côté «matante» qui se mêle de tout. Elle a son idée précise sur ce que devrait être une femme. J'aime jouer là-dessus, en réponse au diktat de la féminité. Sur la page Facebook du blogue, je donne des conseils de jour et c'est absurde, parce que c'est totalement impossible de faire tout ce que je dis! À travers ça, j'essaie de me réapproprier une féminité mise de côté et de voir qui sont les filles, maintenant.»

Une «matante», c'est quoi?

«C'est quelqu'un qui ne se mêle pas de ses affaires, qui connaît plein de recettes et a toujours une histoire pour faire une morale. En même temps, elle n'est jamais plate, elle est extravertie, colorée, agit comme une sorte de guide. Je trouve pas ça mal d'avoir un côté matante, même que tout le monde, je crois, est une matante qui s'ignore.»

Des femmes influentes dans votre vie?

«Ma mère, bien sûr, pour ses défauts et ses qualités: c'est la personne la plus drôle au monde! Elle me racontait vraiment que les gens changeaient de bobettes avant de traverser le parc des Laurentides parce qu'en cas d'accidents, il ne faudrait surtout pas que les ambulanciers pensent qu'ils n'étaient pas propres. Ma grand-mère aussi a été une personne influente. Et bien sûr Janette Bertrand, Jehane Benoît et Josée Di Stasio, qui ont abordé la cuisine de manière sociale et humaine. J'admire aussi des femmes comme Marie-France Bazzo, qui n'ont pas peur de dire les vraies affaires.»

Ses projets futurs?

«Je travaille sur un livre d'économie familiale, qui va reprendre quelques éléments du blogue et inclure des sections sur la bouffe, des histoires, de la pharmacopée et des réflexions sur le couple. Je fais aussi de la webtélé, avec Caroline Allard. Je dis souvent que je suis Janette Bertrand 2.0: mon rêve est de créer un L'amour avec un grand A 2012!»

Le dernier livre que vous avez lu?

«Pas mal tout ce qui s'est publié dans la dernière rentrée littéraire québécoise. Sinon, je relis Anne Hébert ces temps-ci. Les enfants du Sabbat est un grand livre très choquant. Qu'une femme ait écrit ça, dans ces années-là, me fascine. Je lis aussi plein de livres de cuisine.»




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