Dans la mesure de son mandat et de ses pouvoirs, le Comité olympique canadien (COC) entend examiner les graves problèmes de gouvernance à Boxe Canada, dénoncés par les principaux acteurs du milieu cette semaine.

Publié le 6 mai
Simon Drouin
Simon Drouin La Presse

« C’est extrêmement préoccupant », a affirmé le chef du Sport Eric Myles, en marge de l’annonce de la nomination de Bruny Surin comme chef de mission aux Jeux olympiques de Paris en 2024, vendredi matin. « C’est l’un des dossiers qu’on suit de très près. »

PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE

Bruny Surin, chef de mission canadien aux Jeux olympiques de Paris

L’important dans ce dossier, c’est comment tout le monde va travailler ensemble. C’est ça qui est en train de se passer. Je regarde le travail de la ministre Pascale St-Onge, qui est en poste depuis un moment. Il y a des actions précises qui se passent actuellement. On est impliqués avec eux là-dedans, tout comme Sport Canada, les fédérations et les athlètes.

Bruny Surin

L’implication des athlètes est un élément central dans le dossier, a renchéri la présidente Tricia Smith. « On doit écouter les athlètes parce qu’ils sont au centre de tout. Comme athlète, tu vois ce qui se passe. J’en ai moi-même fait l’expérience. C’est très important pour nous. »

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Quel est le pouvoir du COC ? « Nous ne sommes pas responsables des fédérations nationales de sport, comme vous le savez. Elles sont indépendantes. Elles sont nos membres, mais on a l’occasion de jouer un rôle immense en réunissant les sports chaque année. C’est une occasion de parler des enjeux et d’identifier les problèmes en tant que système de sport. Encore une fois, on doit écouter les athlètes. »

Sans se prononcer concrètement sur Boxe Canada, dont les bureaux sont situés au même endroit que le COC à Montréal, Mme Smith a rappelé que la fédération devait se soumettre aux mêmes règlements que tous les membres.

Elle souligne que le COC a lui-même dû se remettre en question dans la foulée du scandale impliquant Marcel Aubut, à partir de 2015.

C’est quelque chose que nous avons appris nous-mêmes en tant que Comité olympique canadien il n’y a pas si longtemps. À quel point il est important qu’il y ait d’abord un processus pour reconnaître quels comportements ne sont pas acceptables, qu’il y ait une politique indépendante en place que les gens connaissent, qu’ils peuvent utiliser et qu’ils n’ont pas peur d’utiliser.

Tricia Smith, présidente du COC

Bruny Surin invoque pour sa part l’imposition de « mesures drastiques » pour s’assurer que les athlètes puissent évoluer dans un « environnement sécuritaire ». Il compte s’enquérir de la situation auprès des dirigeants de Boxe Canada, avec les athlètes comme « priorité numéro un ».

« C’est sûr et certain que je vais aller au fond au fond de l’histoire », a-t-il promis.