De ses propres dires, François Gauthier-Drapeau connaît un début de saison à la hauteur de ses attentes, et même au-delà. Fort d’une convaincante performance qui lui a récemment valu le bronze à l’Open de Malaga (Espagne), le Québécois a récidivé, samedi, en obtenant le premier podium de sa carrière en Grand Chelem du côté de Bakou, en Azerbaïdjan.

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Le judoka canadien s’est montré intraitable lors de sa finale de bronze, où il était opposé au Moldave Dorin Gotonoaga. Déterminé à monter sur le podium, Gauthier-Drapeau a prouvé ses intentions dès le début des hostilités en multipliant les attaques.

Ses efforts ont été récompensés dans la troisième minute du combat, lorsqu’il a marqué un waza-ari pour prendre les devants. Il a ensuite misé sur la ruse et la patience pour écouler le temps restant et, ultimement, remporter la médaille de bronze.

« Présentement, je ne peux pas être plus content que ça ! J’avais des objectifs élevés au début de la saison et je réussis non seulement à les atteindre, mais à les dépasser. Ça fait longtemps que je voulais une médaille en Grand Chelem et c’est fait », a lancé Gauthier-Drapeau, qui affichait un large sourire de satisfaction en quittant le tatami.

C’est rare que je célèbre des victoires, mais là, j’ai eu du mal à m’en empêcher. J’ai vraiment réalisé que je venais de gagner le combat et d’accomplir un autre objectif de longue date. C’est là que je constate que tout le travail et tous les entraînements des dernières années rapportent.

François Gauthier-Drapeau

Ce triomphe a mis un point d’exclamation à une journée couronnée de succès pour le Montréalais qui conclut avec une fiche de quatre gains et un revers. Il a amorcé son parcours en remportant ses trois premiers duels, avant de livrer toute une bataille au Turc Vedat Albayrak lors de la demi-finale.

La prolongation a même été nécessaire pour déterminer le gagnant et c’est Albayrak, champion européen de la catégorie et huitième au classement de la Fédération internationale de judo (IJF), qui a eu le dessus en l’emportant par ippon.

Ce dernier a réservé le même traitement au Croate Dominik Druzeta en grande finale pour rafler les grands honneurs de la compétition.

« Je savais qu’il [Albayrak] était très fort ! C’était très serré et ça se passait bien, mais j’ai un peu manqué d’énergie. Un peu comme lors de mes dernières défaites, il m’a surpris quand j’ai essayé de le contrer », a analysé celui qui retient plusieurs leçons de cet affrontement.

« C’était une manœuvre assez risquée, mais il y a beaucoup de positif à retenir de ça. Jusqu’à ce moment précis du combat, personne n’aurait pu dire lequel de nous deux était le mieux classer. Je sais où j’ai commis mes erreurs et je compte travailler sur ça pour faire en sorte de gagner ces combats à l’avenir. »

L’entraîneur de l’équipe nationale de judo, Sasha Mehmedovic, a abondé dans le même sens que son protégé qui poursuit sa progression fulgurante depuis le début de la présente campagne.

« François s’est très bien battu aujourd’hui [samedi] et cette première médaille en Grand Chelem est plus que méritée. Il a démontré de belles habiletés et il a prouvé qu’il peut rivaliser avec les meilleurs au monde dans sa catégorie. Je suis fier de sa performance », a-t-il commenté au terme de la journée.

Courte sortie pour Demaere

Le dénouement s’est avéré plus difficile du côté de Joel Demaere, qui n’a pu trouver le chemin de la victoire, vendredi, chez les moins de 60 kg.

Le judoka albertain s’est fait montrer la porte de sortie dès son premier combat disputé contre le Mongol Sumiyabazar Enkhtaivan, vainqueur par waza-ari. Celui-ci a ensuite poursuivi sa route pour conclure au cinquième rang du tournoi.

Le Grand Chelem de Bakou se conclura dimanche, avec la présentation des activités dans les cinq divisons restantes. Keagan Young participera à la compétition chez les moins de 90 kg, alors que Ian Ryder et Shady Elnahas seront du tournoi des moins de 100 kg.