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Un gain en 10 rounds bénéfique pour Steven Butler

Steven Butler a mis la main sur le titre... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE)

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Steven Butler a mis la main sur le titre international des super mi-moyens de l'International Boxing Organization (IBO), samedi au Cabaret du Casino de Montréal.

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Frédéric Daigle
La Presse Canadienne

Rénald Boisvert n'était pas le plus satisfait des entraîneurs à la suite de la victoire de Steven Butler, samedi, au Cabaret du Casino de Montréal.

Pourtant, Butler (23-1-1, 20 K.-O.) venait de signer une divertissante victoire par arrêt de l'arbitre à 2:00 du 10e round face à l'Américain Jaime Herrera (15-6-1, 8 K.-O.) pour mettre la main sur le titre international des super mi-moyens de l'International Boxing Organization (IBO).

Boisvert en avait surtout contre l'attitude de son protégé au cours de ce combat, qui n'a pas suivi le plan de match à la lettre.

« On s'était entendu sur un plan de match : Steven devait le suivre », a-t-il souligné en plusieurs occasions après le combat de samedi. Mais le vétéran entraîneur est ravi d'une chose : Butler aura emmagasiné un bon bagage d'expérience.

« C'est une bénédiction du ciel [d'avoir fait un si long combat]. Nous, on voulait voir ça. Si l'arbitre avait arrêté ça au deuxième [après les deux chutes au tapis d'Herrera], ça aurait été trop parfait. Je n'aurais pas vu ce que j'ai vu. Donc, les huit autres rounds qu'il a faits nous ont montré ce qui devait être fait. Il doit encore travailler sa discipline. 

« C'est certain que ce combat-là, ça va être un gain énorme pour Steven. Les pompes qu'il a faites : c'était mauvais. La mentalité qu'il avait à partir du troisième : c'était mauvais. Le prochain combat, il ne fera pas ces niaiseries-là. Il va avoir la même attitude tout au long du combat. C'est la seule façon d'éviter les problèmes. On doit respecter nos adversaires : un combat ce n'est jamais fini. On a beau envoyer quelqu'un au plancher, qu'il soit plein de sang, presque mort même : il peut revenir de ses cendres. C'est ce qu'a fait Herrera. C'est ce qu'il avait fait dans le premier combat. »

Dans ce premier affrontement, en juin 2015, Butler avait - comme samedi - dominé la première portion du combat. Mais Herrera était parvenu à soutirer un verdict nul majoritaire, l'un des trois juges le voyant même gagnant.

« Je pense qu'il a appris maintenant, a dit Boisvert. Certains prennent plus de temps à comprendre. Steven, je pense, après ces 10 rounds-là, il va avoir appris quelque chose. »

Blessé à l'épaule et coupé à l'oeil gauche pendant le combat, Butler devra prendre quelques semaines pour se remettre d'aplomb. Mais déjà, Camille Estephan, président d'Eye of the Tiger Management (EOTTM) a des projets pour lui.

« Brandon Cook (qui lui a infligé sa seule défaite en carrière) se bat en mai. De notre côté, Steven va se battre le 23 juin. On va annoncer de quoi pour lui bientôt, a affirmé Estephan. Cook, j'aimerais le voir en septembre. Steven est prêt pour lui. La dernière fois, il l'a battu. Félicitations, bravo pour lui. Mais sur 10 combats, il gagnerait une fois et c'est le combat qu'il a livré la dernière fois. »

Braidwood-Kean

Le promoteur est également revenu sur l'éventuel choc des poids lourds entre Simon Kean et Adam Braidwood, qui a participé au gala de samedi.

« On attend que Simon gagne la semaine prochaine [contre Ignacio Esparza]. On va faire ce combat-là le 16 juin, au Québec. Le contrat est signé. Ça va être à Shawinigan, Montréal ou Québec », a dit Estephan, avant d'ajouter que la Place Bell de Laval serait aussi considérée.

Ce combat, EOTTM et le clan Braidwood en salivent depuis que celui-ci a passé le K.-O. à Éric Martel-Bahoeli à Québec, en février 2017. Le Britano-Colombien doit entre-temps affronter Hugo Leon, le 28 avril.

Lemieux : ça augure mal

Ça augure moins bien pour le prochain combat de David Lemieux. Le Québécois devait assurer la demi-finale du combat d'unification des moyens entre Saul « Canelo » Alvarez et le Kazakh Gennady Golovkin lors du traditionnel gala du Cinco de Mayo, mais le Mexicain a échoué un test antidopage en février, confirmé par l'analyse de son échantillon B. Alvarez doit rencontrer la Commission athlétique du Nevada le 10 avril et il risque une suspension. Estephan croit qu'il devra se tourner vers son « plan B ».

« Il faut toujours regarder d'autres options, mais ça ne regarde pas bien [pour le Cinco de Mayo]. On va annoncer de quoi bientôt. C'est possible qu'on rapatrie David au Québec. Quand il se bat ici, c'est un happening. Il fait partie du 1 pour cent des boxeurs mondiaux. Ce serait le fun de le voir ici. »

Reste maintenant à connaître le nom de son adversaire, la date et le lieu de ce combat. Si le duel entre Adonis Stevenson et Badou Jack a lieu tel que prévu le 19 mai au Centre Bell - l'événement n'apparaît plus au calendrier d'evenko -, il reste peu d'options pour placer un autre gala d'envergure en mai.

Par contre, si Stevenson gagne sa bataille face à Groupe Yvon Michel et que le combat n'a pas lieu à Montréal, soudainement, le Centre Bell deviendrait disponible. Des dossiers à suivre.




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