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Jean Pascal: «Stevenson doit se calmer le pompon!»

Jean Pascal rappelle à Adonis Stevenson, champion WBC... (Photo Robert Skinner, archives La Presse)

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Jean Pascal rappelle à Adonis Stevenson, champion WBC des mi-lourds, qu'il est l'aspirant obligatoire au titre.

Photo Robert Skinner, archives La Presse

Jean Pascal est dans une forme splendide par les temps qui courent. Des promoteurs s'arrachent ses services. L'enquête policière sur une fête qui s'est déroulée chez lui s'est conclue sans accusation. Et il sent que sa victoire sur Lucian Bute a relancé sa carrière.

Mais il y a une ombre au tableau. La semaine dernière, certains propos d'Adonis Stevenson lui ont déplu. Lors d'une rencontre avec les médias, le champion WBC des mi-lourds s'est montré intéressé à affronter Pascal. Mais il a aussitôt ajouté qu'il était le seul maître à bord.

«Je suis champion du monde, alors c'est moi qui "calle les shots". Et puis, c'est moi qui serai le mieux payé des deux», a lancé Stevenson, mi- blagueur, mi-défiant.

La phrase n'a pas plu à Pascal. On peut le comprendre. Pendant des années, le boxeur de la couronne nord a disputé à Lucian Bute le titre de plus grand boxeur au Québec et au Canada. Une fois le dossier Bute réglé, il se retrouve devant une nouvelle supervedette de la boxe à Montréal. Et encore une fois, Pascal est deuxième aux yeux de plusieurs...

«Stevenson doit se calmer le pompon!», a lancé hier un Pascal agacé au bout du fil, lors d'un entretien avec La Presse. Il a précisé qu'il ne voulait pas «attaquer» le champion. Mais on sentait qu'il n'avait pas aimé se faire traiter en petit aspirant.

«On m'a rapporté les propos de Stevenson. Il dit que c'est lui le champion et qu'il va boxer contre moi quand il va décider, qu'il va choisir le lieu et que c'est lui qui va faire le plus d'argent», énumère Pascal.

«Monsieur le champion, je ne sais pas si maintenant, parce qu'il a une ceinture autour de la taille, sa tête enfle? Qu'il respire par le nez, a suggéré Pascal. C'est moi, l'aspirant obligatoire, alors ce n'est pas lui qui va décider quand il va boxer contre moi. Je suis son (opposant) obligatoire.»

Pascal est en effet devenu aspirant obligatoire au titre de Stevenson en l'emportant sur Lucian Bute le 18 janvier dernier. Au début, le promoteur Yvon Michel a laissé entendre que le combat Pascal-Stevenson n'aurait probablement pas lieu. Oui, Pascal était son aspirant obligatoire, mais il n'exercerait pas son droit et n'exigerait pas un combat de championnat.

Mais selon de nouvelles informations glanées par La Presse, les chances de voir un combat entre Adonis Stevenson et Jean Pascal sont grandes.

«Je pense que Jean veut affronter Adonis éventuellement, a dit Yvon Michel la semaine dernière. C'est un combat qui devrait se matérialiser.»

Chose certaine, Pascal n'entend pas reculer. Déjà, il a des conseils pour Adonis Stevenson. «S'il ne veut pas commencer une guerre de mots avec moi, il est mieux de faire attention quand il met mon nom dans sa bouche, prévient Pascal. S'il veut que je commence à faire aller mon mâche-patate, tout le monde sait au Québec que je n'ai aucun problème avec ça...»

Une offre d'un promoteur américain

Pascal entend par ailleurs régler sa situation contractuelle d'ici 14 jours. Son combat contre Bute était le dernier de son entente avec Yvon Michel. Pascal est donc libre de toute attache depuis plus de deux mois. Il a rencontré plusieurs promoteurs.

«Ma valeur sur le marché est plus grande que ce que je croyais moi-même», dit-il.

Pascal a reçu une offre formelle d'un promoteur américain. Le boxeur l'a fait parvenir à Yvon Michel. Celui-ci a expliqué hier qu'il travaillait très fort pour être en mesure de proposer une contre-offre à son ancien champion. Il a deux semaines pour le faire.

«J'ai des cadres à respecter. On ne se mettra pas dans une situation perdante, précise le promoteur québécois. Mais on essaie d'être créatif.»

Selon Jean Pascal, la première offre du Groupe Yvon Michel était en deçà de son précédent contrat. «C'était du n'importe quoi», juge le boxeur. Le promoteur nie et soutient qu'elle était supérieure.

Peu importe. La balle est désormais dans le camp d'Yvon Michel, qui travaille fort pour garder Pascal.

«C'est au Groupe Yvon Michel de voir s'il tient encore à Jean Pascal, lance le boxeur. Ou s'il n'en a que pour son champion Adonis Stevenson.»




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