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Eleider Alvarez apprend le français... et la patience

Par trois fois, Eleider Alvarez a vu son... (Photo André Pichette, La Presse)

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Par trois fois, Eleider Alvarez a vu son adversaire se défiler ou son combat être annulé.

Photo André Pichette, La Presse

Eleider Alvarez a appris le français depuis qu'il a déménagé à Montréal pour entreprendre une carrière en boxe professionnelle. Mais le boxeur d'origine colombienne a aussi appris la patience.

Dans les derniers mois, celui qu'on présente comme l'un des plus beaux espoirs de la catégorie des mi-lourds (175 livres) a vécu déception sur déception. Par trois fois, il a vu son adversaire se défiler ou son combat être annulé.

Demain, Alvarez devait affronter au Centre Bell le boxeur invaincu Thomas Oosthuizen (22-0-2, 13 K.-O.). Leur duel devait être présenté sur les ondes de HBO juste avant le choc Pascal-Bute. Mais Oosthuizen s'est dérobé pour des raisons obscures, il y a une quinzaine de jours.

Il a été remplacé par l'Ontarien Andrew Gardiner (10-0, 6 K.-O.). Du coup, Alvarez ne se battra plus sur les ondes de HBO. Il va affronter un adversaire moins réputé sur la scène internationale.

Comment a réagi Alvarez? Avec philosophie. «Bon café est mieux que mauvais café, mais un mauvais café, c'est mieux que rien!», a tweeté le Colombien, en français, lorsqu'il a appris que Gardiner s'était porté volontaire.

Le bon café attendra. Entre-temps, Alvarez va se battre demain, ce qui vaut mieux que de regarder le gala des tribunes.

«C'est la vie. J'imagine que ça devait arriver. Les combats contre Oosthuizen, Allan Green, Otis Griffin n'étaient pas pour moi, a commenté hier Alvarez. Je suis un peu fâché. Mais bon...»

Le remplacement de dernière minute nuira davantage à la carrière d'Alvarez qu'aux spectateurs. Gardiner est un boxeur dur. Son style pourrait être plus compliqué que celui d'Oosthuizen pour Alvarez. Le combat pourrait n'en être que plus captivant.

Déjà Gardiner a promis la guerre. «Il veut voler la vedette (demain), a lancé Alvarez en parlant de l'Ontarien. C'est comme s'il voulait prendre la nourriture de la bouche de mon enfant. Je préfère encore mourir sur le ring.»

Alvarez a l'avantage dans à peu près tous les aspects de la boxe et certainement quant à l'expérience. Même s'il est volontaire, Gardiner n'a pas affronté des adversaires du calibre de ceux rencontrés par le Montréalais. À son dernier combat, par exemple, Alvarez a vaincu son réputé compatriote Edison Miranda.

Gardiner ne s'en formalise pas. Il a accepté le combat à deux semaines d'avis. Il sait qu'Alvarez est largement favori. «Je veux affronter les meilleurs. Je ne veux pas une fiche surfaite. Je ne veux pas affronter des jambons. Je veux les meilleurs. C'est ma chance de me faire valoir.»

Heureux qui comme Ulysse...

Le reste de la sous-carte a pâti d'autres changements et désistements. On pourrait aussi croire que le gros du budget est accaparé par les bourses de Jean Pascal et de Lucian Bute.

Les amateurs retiendront toutefois les débuts professionnels du nouveau protégé de Stéphan Larouche. Yves Ulysse (0-0) a finalement décidé, à l'âge de 25 ans, de faire le saut chez les professionnels après une belle carrière amateur.

«Compte tenu de son bagage amateur, on ne pouvait l'opposer à un boxeur qui faisait aussi ses débuts, alors on lui a trouvé un adversaire avec six victoires et trois défaites», a expliqué Bernard Barré, du Groupe Yvon Michel.

L'heureux élu est le Grec Vango Tsirimokos (6-3, 1 K.-O.) Ulysse contre un Grec, ça ne s'invente pas.

Le boxeur montréalais était tout sourire hier. Son discours devant les journalistes a été quelque peu maladroit. «C'est son premier en tant que pro, il faut lui pardonner», l'a gentiment taquiné Bernard Barré.

Au moment du face-à-face, le promoteur Yvon Michel a même dû lui crier, de la tribune, de se rapprocher de son adversaire.

Ulysse trouvait toute cette situation bien drôle. Il souriait à pleines dents et on a eu droit au plus sympathique face-à-face de l'histoire des face-à-face. «Que la fête commence!», a lancé Ulysse au micro. On était à des lieues de la conférence de mercredi, avec ses histoires de «respect» et de cour d'école. Rafraîchissant.




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