Quel mal afflige donc Chandler Stephenson ? Jouera-t-il vendredi soir ? Est-il à Montréal ? Est-il même en vie ?

Simon-Olivier Lorange
Simon-Olivier Lorange La Presse

Les Knights de Vegas ont continué d’alimenter le fascinant mystère entourant leur premier joueur de centre, à quelques heures du match numéro 3 de la série contre le Tricolore.

Blessé au « haut du corps », Stephenson a raté le match numéro 2 à Vegas mercredi soir et il n’a pas pris part à l’échauffement matinal de son équipe vendredi matin. Son entraîneur Peter DeBoer n’a donné aucune mise à jour sur son cas. On ne saura donc que quelques minutes avant la rencontre s’il pourra ou non piloter le principal trio des Knights avec Max Pacioretty et Mark Stone. Au cours du dernier match, Nicolas Roy et Keegan Kolesar s’étaient partagé la tâche.

À l’entraînement, c’est Alex Tuch qui patinait entre les deux gros ailiers. Habitué de jouer à l’aile, Tuch avait obtenu une audition au centre à la fin de la saison. Cité par le Las Vegas Review Journal au début du mois de mai, DeBoer avait alors affirmé qu’il voulait savoir quelles options il aurait sous la main en séries éliminatoires advenant qu’un de ses joueurs de centre tombe au combat. S’il devait se tourner vers Tuch en séries, l’entraîneur voulait s’assurer que « ce ne soit pas la première fois en deux ans qu’il se retrouve là ».

Vendredi, l’entraîneur a insisté sur le fait que sa décision n’était « pas encore prise » et que, de toute façon, « tous les gars de la LNH ont joué au centre à un moment ou à un autre de leur carrière ».

Décidément, ce n’était pas la journée de reconnaissance des centres, car Reilly Smith a pour sa part indiqué qu’en excluant les mises au jeu, des changements à la formation ne changeaient « pas grand-chose », puisque le système de jeu des Knights prévoyait une responsabilité défensive partagée entre les membres de chaque trio.

Mentionnons tout de même que Tuch, en 55 matchs cette saison, n’a été mis à contribution que pour 32 mises en jeu. Il en a remporté 12 (37,5 %), une performance légèrement en deçà de celle sa fiche en carrière — 133 en 337, ou 39,5 %.

Smith a été plus élogieux lorsqu’il a été invité à expliquer quelles qualités de Tuch en faisaient un bon candidat pour remplacer Stephenson. Si le remplacement se concrétisait, s’entend.

La réponse n’a pas tardé à venir : « Il a beaucoup de vitesse, a estimé Smith. Pacioretty et Stone ont l’habitude de jouer avec des centres rapides, et je suis sûr que c’est ce que le personnel d’entraîneurs recherche. Ce trio peut être très productif. »

« Il peut rapidement atteindre sa vitesse de pointe et changer de direction en une fraction de seconde », a renchéri le défenseur Alec Martinez.

Il s’agirait en outre, le cas échéant, d’une unité imposante sur le plan physique, puisque Tuch, à 6 pi 4 po et 220 livres, est encore plus costaud que Pacioretty (6 pi 2 po et 215 livres) et Stone (6 pi 3 po et 202 livres).

Parlant de Stone, on saura tout juste avant le match s’il remportera pour la première fois de sa carrière le trophée Selke, remis à l’attaquant défensif par excellence du circuit. Les autres finalistes sont Aleksander Barkov (nommé une première fois) et Patrice Bergeron, couronné quatre fois déjà depuis le début de sa carrière.

« C’est probablement l’un des gars les plus intelligents avec lesquels j’ai joué, s’est enthousiasmé Martinez. Ça transparaît dans son jeu défensif. Il est l’un des meilleurs avec son bâton pour couper des passes. Il a une bonne vision, un bon lancer… C’est un grand leader, certainement un joueur de calibre pour remporter le trophée Selke. Je le lui souhaite, car il le mérite. »

La rencontre, disputée au Centre Bell, s’amorcera à 20 h.