(Brossard) Le retour à l’entraînement de Joel Armia et le départ prématuré de Tomas Tatar, blessé à un pied, ont forcé l’entraîneur Claude Julien à refaire ses trios — et il l’a admis, tout le monde est mieux de s’y habituer.

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse canadienne

«Ça va arriver pendant toute la saison, parce que nous avons de la profondeur, a dit Julien, mercredi. Nous pouvons tenter plusieurs combinaisons. C’est un atout pour l’équipe.»

Joel Armia proche d’un retour au jeu

Nick Suzuki a participé à quelques exercices à la gauche de Phillip Danault et Brendan Gallagher après le départ de Tatar. Julien n’était pas encore en mesure d’offrir une mise à jour de l’état de santé de Tatar, qui a reçu un tir sur un pied.

Jonathan Drouin était de retour à la gauche de Max Domi, tandis qu’Armia était à leur droite. Jesperi Kotkaniemi avait Artturi Lehkonen et Paul Byron comme ailiers, et le quatrième trio était composé de Nate Thompson, Nick Cousins et Jordan Weal.

BERNARD BRAULT, LA PRESSE

Joel Armia

Drouin et Domi ont connu de bons moments ensemble l’hiver dernier. Ils avaient aussi commencé le camp au sein du même trio, avant de voir Drouin finalement commencer la campagne sur le trio de Kotkaniemi.

«Nous les avons réunis, mais nous avons d’autres options, a dit Julien. Nous passons beaucoup de temps à réfléchir sur nos trios. Ce n’est pas majeur. Ce n’est pas une décision prise parce que les choses vont mal. Nous voulons essayer différentes choses. Nous pourrions très bien revenir aux anciens trios.»

Le trio de Tatar, Danault et Gallagher est le seul qui semble à l’abri des changements pour l’instant, même s’il a déjà été modifié pendant certains matchs.

«J’étais un entraîneur qui aimait la stabilité dans le passé, a admis Julien. Il n’y a qu’un trio qui est resté le même jusqu’à ce jour et c’est celui de Danault. Quand nous commençons un match ou une période, il nous donne des chances en partant. Ils ont une bonne chimie, et c’est difficile de casser ce groupe-là parce qu’il fait du bon travail.

«Ça ne veut pas dire que les autres trios ne font pas du bon travail, mais je pense qu’en effectuant un changement, nous allons pouvoir en obtenir encore plus», a-t-il ajouté.

Drouin semblait heureux de retrouver Domi. Ils ont amassé un point sur le même but à forces égales à 18 reprises la saison dernière. Ils ont déjà développé des automatismes, et Drouin espère prolonger son bon début de campagne malgré ce changement dans la formation.

«Je ne veux pas changer ma façon de jouer, peu importe avec qui je joue, a-t-il dit. Je dois jouer à ma façon et laisser les autres s’ajuster aussi à moi.»

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Jonathan Drouin et Tomas Tatar lors du match d'ouverture au Centre Bell.

Drouin a récolté trois buts et cinq aides en neuf parties cette saison et il affiche un différentiel de plus-2. Il a rappelé l’importance pour son trio de bien travailler défensivement, tout en continuant à contribuer offensivement, un aspect que son entraîneur a constaté.

«Jonathan est bon dans les deux sens de la patinoire, encore plus que la saison dernière, a noté Julien. Il est encore jeune et continue à s’améliorer.

«Ce que j’aime voir dans un joueur, c’est qu’il se dise que s’il joue de la bonne façon, tout le monde autour de lui va en profiter. Et non qu’il se demande quel joueur peux-tu me donner pour me faire bien paraître ou avoir du succès. Jonathan a pris son jeu en charge cette saison. Peu importe avec qui il joue, il joue de la même façon. Nous connaissons l’ampleur de son talent, sa vision, et même sa vitesse. Ça commence à tomber en place pour lui, et ça améliore notre équipe en même temps», a-t-il résumé.