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N'enterrons pas le Lightning tout de suite

Quatre fois seulement dans l'histoire une équipe de... (PHOTO JAY LAPRETE, ASSOCIATED PRESS)

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Quatre fois seulement dans l'histoire une équipe de la LNH a-t-elle comblé un déficit de 0-3 pour remporter une série. Le Lightning de Tampa Bay a une chance sur 45 de réussir pareil exploit.

PHOTO JAY LAPRETE, ASSOCIATED PRESS

Il serait aisé ce matin de faire le bilan de la déconfiture du Lightning de Tampa Bay.

Jamais un club champion en saison régulière ne s'est fait balayer en première ronde des séries. Tampa tire de l'arrière 0-3 contre les Blue Jackets de Columbus et pourrait subir cet affront dès demain.

Déjà, les observateurs se demandent si l'entraîneur Jon Cooper ne mérite pas un congédiement même s'il a signé une prolongation de contrat de plusieurs années il y a trois semaines, si le DG Julien Brisebois n'aurait pas fait mieux d'acquérir des joueurs à la date limite des échanges même si son club dominait outrageusement ses rivaux.

On remet aussi en question le leadership de cette équipe et son manque de joueurs costauds à l'attaque. Sans oublier l'improductivité de Nikita Kucherov (suspendu lors du troisième match) dans les moments cruciaux en séries.

Je ne parierais évidemment pas mon poste à La Presse sur un retour spectaculaire du Lightning dans cette série. Les probabilités ne sont pas en faveur de Tampa.  

Quatre fois seulement dans l'histoire une équipe de la LNH a-t-elle comblé un déficit de 0-3 pour remporter une série. Le Lightning a une chance sur 45 de réussir pareil exploit.

Permettez-moi néanmoins d'attendre l'élimination du Lightning avant de me prononcer. Le printemps 2014 est encore frais en ma mémoire.

Les Kings de Los Angeles tiraient alors de l'arrière 0-3 dans leur série contre les Sharks de San Jose. Les Kings n'avaient pas été dominants en saison régulière comme le Lightning cet hiver, mais ils avaient néanmoins amassé plus de 100 points, atteint le carré d'as l'année précédente et remporté la Coupe en 2012.

Ils ont été démolis 6-3 et 7-2 dans les deux premiers matchs, et ont perdu le troisième en prolongation, grâce à un but de Patrick Marleau. Les Kings menaient pourtant 3-2 avec moins de 11 minutes à faire en troisième.

Personne ne leur accordait la moindre chance de renverser la situation dans cette série contre une équipe puissante comme les Sharks. Après le troisième match, la distinguée Helen Elliott avait même publié un article dans lequel elle suggérait une reconstruction pour les Kings.

Je m'étais laissé prendre au piège moi aussi. Le gardien Jonathan Quick n'arrêtait pas un ballon de plage en première ronde. Les méthodes du rugueux entraîneur Darryl Sutter ne semblaient plus fonctionner.

On disait leur défense trop lente pour la LNH, qui commençait déjà à rajeunir et dont le jeu s'accélérait. Après Drew Doughty, plusieurs défenseurs semblaient sur la pente descendante, notamment Willie Mitchell, Matt Green et Robyn Regehr.  

Jeff Carter et Mike Richards avaient connu des saisons régulières inférieures aux attentes. Justin Williams, Jarret Stoll et Marian Gaborik avaient déjà 31 ans ou plus.

Mais Los Angeles a évité l'élimination dans le quatrième match en l'emportant 6-3. Ils ont ensuite offert une performance sans faille à San Jose et gagné 3-0. Les Kings allaient remporter les deux derniers matchs 4-1 et 5-1, pour passer à la deuxième ronde contre les Ducks d'Anaheim.

Les Kings de Los Angeles ont remporté la... (PHOTO GARY A. VASQUEZ, ARCHIVES USA TODAY SPORTS) - image 2.0

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Les Kings de Los Angeles ont remporté la Coupe Stanley en 2014 après avoir comblé un déficit de 0-3 en première ronde des séries.

PHOTO GARY A. VASQUEZ, ARCHIVES USA TODAY SPORTS

Non seulement ont-ils fait preuve d'une extraordinaire résilience contre les Sharks, mais quelques semaines plus tard, le capitaine des Kings, Dustin Brown, soulevait la Coupe Stanley après avoir battu les Rangers de New York en cinq matchs en finale.

Pendant ce temps, le DG Jarmo Kekalainen et les Blue Jackets sont à une victoire de réussir l'un des plus grands coups de poker de l'histoire.

Ils ont choisi de ne pas échanger leurs deux vedettes, le gardien Sergei Bobrovsky et l'attaquant Artemi Panarin - d'éventuels joueurs autonomes sans compensation à compter du 1er juillet - même si ceux-ci refusaient de signer une prolongation de contrat, et ils ont même vidé leur banque de choix et d'espoirs pour ajouter Matt Duchene et Ryan Dzingel à la date limite des échanges.

Duchene a cinq points en trois matchs de séries, Panarin en a quatre et Bobrovsky est en train d'éclipser son rival Andrei Vasilevskiy.

En éliminant le Lightning en première ronde, Columbus aurait déjà en grande partie justifié ces paris risqués, même si une victoire en finale demeure évidemment l'objectif visé au départ.

«Nous jouons mardi, nous sommes encore en vie», a rappelé l'entraîneur du Lightning Jon Cooper après le match d'hier.

Tant qu'il y a de la vie...

* * *

À LIRE 

Samuel Piette est non seulement devenu un incontournable sur le terrain pour l'Impact, mais aussi un ambassadeur de premier plan pour l'équipe auprès de la communauté québécoise, comme Mauro Biello et Patrice Bernier le faisaient si bien avant lui. Jean-François Tremblay en trace le portrait ce matin.




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