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Un fumeur coûte 6000 $ de plus à son employeur qu'un non-fumeur

Les coûts varient entre 2885 dollars et plus... (Photo Maxime Picard, archives La Tribune)

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Les coûts varient entre 2885 dollars et plus de 10 125 dollars en fonction du secteur d'activité et de l'emploi occupé, selon l'étude réalisée par une équipe de chercheurs de l'Université d'État de l'Ohio auprès d'employés du secteur privé travaillant dans différentes branches.

Photo Maxime Picard, archives La Tribune

Agence France-Presse
Paris

Un fumeur coûte en moyenne près de 6000 dollars de plus par an à son employeur qu'un non-fumeur, selon une étude américaine rendue publique mardi.

Les coûts varient entre 2885 dollars et plus de 10 125 dollars en fonction du secteur d'activité et de l'emploi occupé, selon l'étude réalisée par une équipe de chercheurs de l'Université d'État de l'Ohio auprès d'employés du secteur privé travaillant dans différentes branches.

En tête des coûts arrivent les pauses cigarettes, qui représentent un manque à gagner moyen de 3077 dollars par employé fumeur et par an, tandis que l'absentéisme est évalué à 517 dollars et le présentéisme (l'employé est présent, mais sa productivité est plus faible en raison de sa dépendance à la nicotine) à 462 dollars.

Le surcoût en terme de dépenses de santé - pour les employeurs qui s'assurent eux-mêmes - atteint pour sa part 2056 dollars.

Et même si l'employeur est gagnant avec les fumeurs au niveau des pensions de retraite (en mourant plus jeunes, ils coûtent 296 dollars de moins par an qu'un non-fumeur), l'ardoise s'élève au final à 5816 dollars par an pour chaque accroc à la nicotine.

«Les employés qui fument imposent des surcoûts significatifs aux employeurs privés», relèvent les chercheurs qui précisent que leur étude est destinée à les aider «à prendre des décisions en ce qui concerne leur politique face au tabac».

Certaines entreprises américaines ont déjà pris des mesures comme celle consistant à imposer aux fumeurs un supplément de cotisation pour leur assurance maladie. D'autres refusent tout simplement de les engager ou licencient les employés qui n'ont pas arrêté de fumer après une période donnée.

L'étude a été publiée par la revue Tobacco Control, qui fait partie du groupe du British medical journal (BMJ).

Les fumeurs constituent actuellement près d'un cinquième de la population adulte américaine tandis que tabac serait responsable de 443 000 décès chaque année aux États-Unis.




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