La pandémie met à mal l’éducation en général, et l’éducation à la sexualité en particulier. Une pétition exige des changements.

Silvia Galipeau Silvia Galipeau
La Presse

La Coalition ÉduSex (regroupement d’une centaine de groupes communautaires et syndicats d’enseignement, chapeautée par la Fédération du Québec pour le planning des naissances, FQPN) revendique deux choses : un meilleur financement des écoles et des groupes communautaires pour une éducation à la sexualité de qualité ; ainsi qu’un système de soutien et de formation continue pour assurer la compétence des intervenants. La campagne de sensibilisation, colorée et parlante, a été conçue par le Club Sexu (média électronique voué à la promotion d’une sexualité positive).

Rappelons que les cours d’éducation sexuelle (« cours de formation personnelle et sociale ») ont disparu du programme scolaire depuis 20 ans. Depuis septembre 2018, le gouvernement exige un « contenu » en éducation à la sexualité (de 5 à 15 heures par an), « mais les profs n’ont pas été formés ! » rappelle Jessica Legault, responsable du dossier éducation à la sexualité, à la FQPN, sondages à l’appui. Et dans le contexte, « ils sont débordés avec l’éducation à distance ».

Or s’il y a une chose que l’actualité des derniers mois nous a démontrée (avec la nouvelle vague de dénonciations, la recrudescence des ITSS, et l’augmentation des appels pour violence conjugale en confinement), c’est que les enjeux en matière de santé sexuelle ne manquent pas, et que les besoins en matière d’éducation sont de plus en plus criants, rappelle la Coalition.

On espère atteindre 20 000 signatures, d’ici la fin mars.

Pour en savoir plus sur la campagne ou signer la pétition : https://www.edusex.ca/#petition