(Londres) La Fashion Week de Londres de septembre, traditionnellement féminine, comprendra cette année des collections femmes et hommes et renouera avec des défilés en chair et en os, en plus des présentations diffusées sur l’internet, ont annoncé vendredi les organisateurs.

Agence France-Presse

En raison de la pandémie de nouveau coronavirus, la Semaine de la mode de juin avait eu lieu entièrement en ligne.

La même plateforme sera utilisée pour son édition prévue du 17 au 22 septembre (accessible librement aux créateurs, journalistes et au grand public), mais quelques spectateurs pourront de nouveau admirer en direct les mannequins défilant sur les podiums londoniens.

« La Fashion Week de Londres est l’un des rares évènements internationaux maintenu à Londres, prouvant la résilience, la créativité et l’innovation de cette industrie en temps de crise », s’est félicité le British Fashion Council (BFC), organisme chargé de la promotion de la mode britannique, dans un communiqué.

Cette année, seuls sept défilés et évènements auront lieu uniquement en physique dans la capitale, quand une vingtaine seront aussi retransmis en ligne. Les 50 autres seront 100 % en numérique.

Comme pour son pendant masculin de juin, la Fashion Week de septembre — traditionnellement consacrée à la mode féminine — sera désormais « gender neutral » (sans distinction de sexe), mettant en avant à la fois des collections hommes, femmes ou mixtes. Toutes les prochaines Semaines de la mode de Londres suivront le même modèle.

C’est la marque britannique Burberry qui donnera le coup d’envoi de la semaine, où se succéderont plus de 80 designers.

Selon BFC, le secteur de la mode, qui emploie 890 000 personnes, avait contribué en 2019 directement à hauteur de 35 milliards de livres au PIB du Royaume-Uni, soit une augmentation de 9,4 % par rapport à 2018.