La Maison Simons s’allie au créateur de mode québécois MARKANTOINE, pour une collection capsule rehaussée de la touche « gothique exotique » du designer, qui se retrouvera dans tous les magasins Simons à travers le Canada dès le 19 août.

Mayssa Ferah
La Presse

Imaginez un croisement explosif entre la famille Addams, le country, le motocross et les mangas. C’est ainsi que le designer québécois Markantoine Lynch-Boisvert décrit les 25 pièces de prêt-à-porter pensées pour Icône, marque maison de la chaîne de mode canadienne.

Des franges, du denim, des paillettes et des couleurs funky composent cette collection capsule méticuleusement confectionnée par Markantoine, à qui La Maison Simons a laissé carte blanche. Pas question de déroger à son esthétique habituelle, qui allie haut de gamme, streetwear et culture populaire. « J’ai eu une très belle réponse de l’équipe des acheteurs et des designers », souligne-t-il. C’est l’occasion pour lui de rendre ses créations accessibles à un plus large public. La gamme de prix des vêtements, accessoires et bottes conçus pour Icône ne dépasse pas 200 $. « J’ai hâte de voir comment le reste du Canada va réagir », ajoute-t-il, visiblement heureux et excité de faire découvrir son œuvre.

L’univers du motocross l’obsède depuis trois saisons. On le retrouve dans les deux modèles de jean. Le résultat est impeccable. Des paillettes colorées ornent un impressionnant hoodie très travaillé. La collection comprend également un élégant tailleur noir aux subtiles rayures blanches. Il allie son style extravagant et audacieux à des coupes plus traditionnelles. Un mélange intéressant qui saura plaire à une clientèle diversifiée. « J’ai voulu rendre accessible l’aspect unique d’un produit conçu par un créateur », explique-t-il.

Le partenariat avec Simons est né d’une rencontre fortuite avec Marine Dewailly, acheteuse pour l’entreprise.

Avec cette collection, on a pu faire des choses inédites chez Simons en matière de coupes et de confection.

Marine Dewailly, acheteuse pour La Maison Simons

Une affaire personnelle

Quand La Presse a rencontré le jeune designer hier après-midi, il s’affairait aux derniers préparatifs du lancement de Markantoine X Icône, prévu le soir même. Il s’implique dans tout : de l’agencement des accessoires à la coordination méticuleuse de la couleur des boissons qui seront servies aux invités. Tout est dans le détail et aucun ne doit être négligé, selon le jeune homme. Ce souci du détail se traduit dans la collection conçue pour Simons, qu’il s’agisse de la doublure des tailleurs signée Markantoine ou du petit « M » à l’intérieur de la poche du jean.

Il y a un peu de lui dans chacune des pièces. « J’ai réalisé récemment que mon identité était incluse à part entière dans mes collections. C’est très personnel », explique-t-il. Markantoine apparaît même sur un des t-shirts, sous la forme d’un personnage de manga ayant troqué le sabre japonais contre une règle.

Le jeune designer a fait en sorte que le vêtement tombe aussi bien sur un corps de femme que sur un corps d’homme. Après tout, il crée les morceaux, mais ne dicte pas la manière de les porter.

Ma clientèle n’est pas homogène et s’approprie ce qu’elle porte.

Markantoine

Markantoine mène une carrière diversifiée et prolifique dans l’industrie de la mode québécoise, malgré son jeune âge. En plus de travailler à sa marque éponyme, MARKANTOINE, il a collaboré avec Lambert, dans la création de sacs faits de matières écoresponsables. Cependant, l’alliance avec une grande chaîne comme Simons lui permettra d’aller au-delà des frontières québécoises. « Je connais le marché au Québec et je suis un peu suivi à Toronto. » Il est maintenant curieux de découvrir ce qu’il peut offrir au reste du pays.

Les 25 pièces, dont la gamme de prix varie entre 12 $ et 200 $, seront offertes dans les magasins Simons à travers le Canada ainsi qu’en ligne, dès le 19 août.