« La restauration n’est pas seulement notre emploi. C’est notre passion ! », lance Victoria Savoie, qui a fondé Vilain radis avec son conjoint, Raphaël Buteau, à la fin d’avril. Toujours est-il que le couple s’est un peu éloigné du concept classique de « restaurant » récemment pour proposer des plats gastronomiques en livraison et un service de chefs à domicile.

Ève Dumas
Ève Dumas La Presse

Les gourmands ont constaté dans leur coin, à Ahuntsic, un manque de plats plus gastronomiques abordables à manger chez soi. Et maintenant qu’on peut de nouveau se rassembler dans une maison privée ou dans son jardin, pourquoi ne pas faire appel à un jeune tandem dynamique pour préparer le repas ?

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La laitue toute garnie à l’esturgeon fumé maison contient des « caméline snaps ».

Les deux diplômés d’écoles hôtelières (elle, à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec, à Montréal ; lui, à Québec) ont travaillé dans quelques établissements. Il a commencé au Clocher penché dans la capitale, puis passé plusieurs années au restaurant O’Thym, à Montréal, où il a d’ailleurs rencontré sa douce moitié. Victoria a fait son grand baptême de la gestion en ayant une vingtaine d’employés à sa charge, au sein de l’entreprise Les Givrés.

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L’assiette de jambon blanc met en vedette la charcuterie de la nouvelle boucherie La Petite-Patrie.

Le grand rêve des deux passionnés est de s’installer un jour sur une terre agricole pour y faire pousser et pour élever ce qui serait ensuite servi à une clientèle avide d’expériences gastronomiques champêtres. Ils ont d’ailleurs passé l’été dernier dans les champs de la ferme biologique Havre vert, pour mieux comprendre le métier de maraîcher.

« Faire pousser et récolter ses propres légumes, ça change la manière de cuisiner. Tu as envie de ne rien gaspiller. Alors tu utilises toutes les fanes de légumes, tu fais des poudres avec les rejets, tu ne jettes rien ! Ça réduit tellement le gaspillage alimentaire et, en plus, tes plats sont beaucoup plus originaux », dit Raphaël.

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Parmi les desserts de Vilain radis, il y a un « Passion radis » aux fraises et des tartelettes aux pets de sœur.

En attendant cet aboutissement, le couple s’apprivoise en mode travail et se réjouit de découvrir sa belle synergie aux fourneaux. Le menu conçu à deux têtes et à quatre mains est très majoritairement composé d’ingrédients locaux. Tout ou presque est préparé de A à Z dans une cuisine d’appartement d’Ahuntsic qui vient de passer son inspection du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec haut la main.

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Raphaël Buteau et Victoria Savoie ont lancé Vilain radis à la fin d’avril.

« On aime beaucoup jouer avec les codes de certains classiques », explique Raphaël. Aussi le hot chicken devient-il un hot pintade, avec de la camomille dans la « sauce brune ». La tartelette aux pets de sœur est rehaussée d’un caramel de miso. Les Sesame Snaps de la salade verte deviennent des « caméline snaps », le vol-au-vent est rempli de bourgots, etc.

Pour recevoir du Vilain radis chez soi, il suffit de commander en ligne, du mercredi au samedi, entre midi et 21 h. Il est possible de faire sa demande une heure ou 14 jours avant le moment souhaité. Les plats sont livrés à la température de service et prêts à être mangés.

Consultez le site du Vilain radis