Avec la pandémie, les scènes gastronomiques montréalaise et québécoise doivent se réinventer. Plutôt que de rester les bras croisés, de nombreux restaurateurs proposent de nouveaux menus, des projets inspirés et des collaborations solidaires. Nous vous en présentons chaque semaine, afin que vous puissiez continuer de très bien boire et manger… à la maison !

Ève Dumas Ève Dumas
La Presse

Iris Gagnon-Paradis Iris Gagnon-Paradis
La Presse

Le Ratafia : desserts d’exception

PHOTO FOURNIE PAR LE RATAFIA

Pour les véganes amateurs de chocolat, un brownie de luxe choco-tahini bien garni

Le Ratafia est spécialisé en douceurs de haute voltige préparées par la pâtissière Alix Marquis-Gobeille. Au menu en ce moment : une impressionnante bombe glacée à flamber à la maison, un étagé de biscuits au miel, avec chantilly crème sûre et camomille, tire-éponge, fleurs, sarrasin et rayon de miel nature, puis, pour les véganes amateurs de chocolat, un brownie de luxe choco-tahini bien garni. La prise de commandes se fait du dimanche au vendredi midi et la cueillette, le vendredi et le samedi, entre 16 h et 20 h.

PHOTO FOURNIE PAR LE RATAFIA

L’impressionnante bombe glacée du Ratafia est à flamber à la maison.

Sur place, le vendredi, le samedi et le dimanche, à partir de 14 h, il y a aussi du café et des beignets. On propose deux variétés : roulés dans un mélange de sucre d’érable, de cannelle et de sel ou farcis au crémeux citron puis roulés dans le sucre au jalapeno.

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Le Ratafia est un bar de quartier, en plus d’être une adresse pour combler son envie de sucre.

Normalement, au Ratafia, on propose des accords alcoolisés du tonnerre avec les desserts. Mais comme l’établissement a opté pour un permis de bar plutôt que pour un permis de restaurant, afin de permettre à la clientèle de la Petite Italie de l’adopter aussi comme buvette de quartier, il n’a pas le droit de vendre de vin, de bière, de cidre et encore moins de cocktails et spiritueux pour emporter. Dommage, car sa carte est normalement remplie de très belles bouteilles sélectionnées par le copropriétaire Jared Tuck (Buvette chez Simone, Pastaga, Hoogan et Beaufort).

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Normalement, au Ratafia, on propose des accords alcoolisés du tonnerre avec les desserts. Ici, une des divines liqueurs de Laurent Cazottes. 

Vivement un assouplissement de la loi pour qu’on puisse accompagner sa sucrerie d’un petit verre de Moscato d’Asti artisanal, de Bugey-Cerdon, voire de ratafia de champagne, ce délicieux assemblage d’alcool et de moût de raisin dont le bar tire son nom !

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Initiative : #çavabiencannelés

PHOTO TIRÉE DU COMPTE INSTAGRAM DU CHEF VINCENT BARONNAT

Les cannelés de Vincent Baronnat, chef du Petit Mousso, ont la particularité d’être laqués d’un caramel de miso.

Le chef exécutif du Petit Mousso, Vincent Baronnat, a eu envie d’aider les Québécois dans le besoin en cuisinant des cannelés, ces petits gâteaux bordelais en forme de cylindre. Il leur appose sa signature en les badigeonnant de caramel de miso. Les profits de cette collecte de fonds baptisée #çavabiencannelés sont versés à la Société Saint-Vincent de Paul. Les gâteaux coûtent 5 $ l’unité et les t-shirts au cannelé arc-en-ciel dessinés par Antonin Mousseau-Rivard se vendent 35 $ chacun. Il faut passer sa commande à l’adresse courriel cavabiencanneles@gmail.com. Vous recevrez les détails sur la livraison (offerte dans le Grand Montréal) par retour de courriel.

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À l’essai : l’apéro sans souci du Hambar

PHOTO FOURNIE PAR LE HAMBAR

Apérotogo, un projet du restaurant Hambar pendant la pandémie

Voilà une chouette idée mise de l’avant par le Hambar et son propriétaire Philippe Poitras : l’« apérotogo », une boîte avec tout ce qu’il faut pour faire tranquillement l’apéro, sans avoir à se casser le coco avec les courses et les files qui s’étirent. À l’intérieur de la boîte, les carnivores se régaleront d’un mélange de charcuteries maison de l’établissement du Vieux-Montréal comme la porchetta, les rillettes ou la mortadelle, servi avec divers accompagnements d’occasion – cornichons, moutarde « baseball », sauce piquante –, sans oublier la focaccia maison grillée. Une version végé bien roulée ravira ceux qui préfèrent les légumes – on promet des légumes crus et grillés, des olives, du labneh, végépâté et œuf miso, entre autres (29 $ chacun). Dans tous les cas, on se régale franchement. On vous conseille de choisir la formule « Super Apérotogo » qui comprend aussi une bouteille de vin rouge ou blanc, tirée de la sélection de l’endroit (65 $). Pour les plus gros appétits, on peut ajouter, à la carte, une variété de grignotines comme des arancini ou des olives marinées, ou encore des pièces de viande à griller au BBQ ainsi que quelques jolis plats de saison. Le tout est proposé du jeudi au dimanche, de midi à 21 h, et il suffit d’appeler pour passer sa commande le jour même (prête en 30 minutes !) ou de commander la veille pour les livraisons (dans l’île de Montréal, à L’Île-des-Sœurs et sur la Rive-Sud). Bon apéro !

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Nouveauté : Banane BBQ, traiteur écoresponsable inspiré

PHOTO FOURNIE PAR BANANE BBQ

Banane BBQ, un nouveau traiteur qui livre ses petits plats… dans des feuilles de bananier !

Banane BBQ, c’est le nouveau service de traiteur d’Huriel Pitre et Gabrielle Camiré, le couple qui nous avait donné le chouette restaurant Bighi Curry – désormais, lui aussi, proposé en formule traiteur. « C’est un peu le petit frère du Bighi Curry, version plus estivale, car j’avais envie de me lancer sur le BBQ ! », explique Huriel Pitre. Poursuivant sa quête d’un service de repas à domicile le plus écoresponsable possible – les currys du Bighi Curry sont livrés dans des plats en verre réutilisables –, le duo a eu la bonne idée d’utiliser les feuilles de bananier, un sous-produit de la culture de la banane, peu cher, compostable et qui peut même servir d’assiette de fortune, afin de transporter ses jolies viandes grillées et autres accompagnements d’eux à vous. « On s’inspire vraiment de la cuisine de rue pour notre façon de gérer les déchets, plusieurs endroits dans le monde n’ont pas les moyens d’avoir des contenants en plastique et se débrouillent autrement », ajoute le cuisinier.

Toutes les viandes sont cuites et fumées lentement sur le charbon de bois, puis emballées dans les feuilles de bananier ; il suffit de les réchauffer ensuite au four ou au micro-ondes, ainsi que les accompagnements qui ont besoin d’être dégustés chauds. Deux menus teintés d’exotisme sont offerts. Le premier est d’inspiration asiatique avec cuisses de poulet « ivre » au vin shaoxing, chops de porc au gochujang (un condiment coréen fermenté), avec des « zongzi » (dumplings de riz collant farci, cuits en feuille de bananier) et un choix de salade (35 $ pour deux personnes). Le deuxième, tout nouveau, fait honneur à la cuisine sud-américaine avec poulet jerk, épaule de porc effiloché « pibil » à la mexicaine, des tamales sauce molé, cuits en feuille de bananier, ainsi qu’une sauce aux tomatillo et autres salades (40 $, pour deux). Qui dit mieux ? Pour commander, il suffit d’envoyer un message privé sur le compte Facebook ou encore d’envoyer un courriel à bananemtl@gmail.com. Prévoyez 48 heures avant la livraison, qui s’effectue partout dans l’île de Montréal et à Longueuil.

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Actualités : Recettes de confinement, prise 2

PHOTO TIRÉE DU LIVRET ELENA AND FRIENDS !

La recette de haricots à la vinaigrette de nduja du nouveau livret de recettes du restaurant Elena, signée Janice Tiefenbach

Le restaurant Elena avait lancé un premier livret de recettes numérique de 32 pages, il y a un mois et demi. En voici un nouveau, avec 79 pages, réalisé en collaboration avec une vingtaine de restaurants amis, dont la Cabane d’à côté, Candide, Bar Henrietta, Lawrence, Marconi, Olive + Gourmando, Mon lapin et Nora Gray. Que vous vouliez apprendre à faire du levain ou à reproduire les délicieux empanadas du restaurant Beba, il y a vraiment de quoi rendre son confinement moins niaiseux et plus gourmand ! La totalité de l’argent de la vente de chaque livre sera versée au Fonds de secours aux travailleurs de restauration de Montréal, qui a jusqu’à maintenant amassé près de 100 000 $. Le livre coûte 18 $ et s’achète en ligne.

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