Le Roseline est un retour aux sources à bien des égards. Jean-Marc Renaud a fait une pause dans sa carrière de directeur artistique aux petit et grand écrans pour réaliser cet ambitieux projet.

Ève Dumas Ève Dumas
La Presse

Forme d’hommage familial, le café-resto-bar évoque les années 30, époque au cours de laquelle les grands-parents du propriétaire habitaient le Mile End.

PHOTO FOURNIE PAR LE ROSELINE

Jean-Marc Renaud, propriétaire, et l’acteur Martin Laroche, qui se charge de la carte des vins

« Mon grand-père était boucher sur Mont-Royal, raconte-t-il. Mon père avait servi de mannequin pour un fabricant de pipes. » On aperçoit la photo derrière le bar.

Au départ, Le Roseline devait être une boulangerie. Puis Jean-Marc Renaud a trouvé le grand local du boulevard Saint-Laurent, entre Saint-Joseph et Laurier.

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La carte est signée par le chef Alexandre Collyer, anciennement au Bon Vivant, comme cette entrée de salades amères.

« Quand je suis entré, je n’ai pas vu une boulangerie, j’ai vu un bar à vin. » Et pour permettre aux Montréalais de profiter le plus possible de ce bel espace, il a décidé d’en faire aussi un café, ouvert dès 8 h, où l’on peut siroter un Americano, bien calé dans un fauteuil capitonné.

Les pâtisseries sont faites sur place, les viennoiseries viennent de Brioche à tête, petit commerce de l’avenue Fairmount.

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La carte des vins du Roseline offre plusieurs choix de vins français, et naturels.

Celui qui renoue avec la restauration après bien des années — il a fait l’école hôtelière et travaillé dans plusieurs établissements, dont celui de ses parents, une table gastronomique du Vieux Sainte-Rose — ne mentira pas, c’est une drôle d’époque pour ouvrir un restaurant. La main-d’œuvre n’est pas facile à trouver.

Toujours est-il qu’il a réussi à monter une équipe dont il semble fier, composée, entre autres, du chef Alexandre Collyer (Bon Vivant), de la sommelière Camille Collard (Maggie Oakes) et du barman Nathan Fazi. Petite curiosité : c’est l’acteur Martin Laroche, œnophile, qui s’est chargé de la première carte des vins du Roseline. Il continuera de participer à son élaboration.

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Un plat d’œufs mimosas, miso et mujol, servi en soirée au Roseline

En soirée, le pinard — « aux trois quarts français et naturel » — s’accompagne de petites assiettes à partager. La cuisine ressemble à un palmarès des plats les plus populaires de la décennie passée : tartine de champignons avec œuf, betteraves, tartare, pieuvre et bavette, entre autres.

Il n’y a pas à dire, le Roseline est un lieu de réconfort, où papa Renaud aurait sans doute été bien à l’aise de fumer sa pipe, en écoutant un air de jazz ou de la chanson française.

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Durant le jour, le Roseline sert du café et plusieurs pâtisseries et viennoiseries à grignoter.

5014, boulevard Saint-Laurent, Montréal

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