Malgré l’engouement pour le vin nature, aucune règle ne réglementait ses pratiques d’élaboration. Le flou est désormais résolu, du moins en France.

Karyne Duplessis Piché Karyne Duplessis Piché
Spécialiste en vin, collaboratrice invitée

Après une décennie de débats et de tentatives, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a validé la charte mise en place par le Syndicat de défense des vins nature.

Pour revendiquer le logo Vin méthode nature, les vignerons devront respecter 12 règles, dont pratiquer l’agriculture biologique, vendanger à la main, utiliser les levures indigènes et n’ajouter aucun sulfite avant ou pendant la fermentation.

Est-ce que cela signifie que le vin sera exempt de sulfites ? Que nenni. Les producteurs auront la « possibilité d’ajustement de 30 mg, quels que soient la couleur et le type de vin, avant la mise » en bouteille. Cette quantité devra être précisée sur l’étiquette.

Membre du syndicat, le vigneron de la Loire Sébastien David explique que « plusieurs vins de la vendange 2019 en cours de vérification et de certification sont sur le point d’être labellisés Vin Méthode Nature ».

Les premières cuvées certifiées pourraient arriver dans les prochains mois au Québec. Au moment d’écrire ces lignes, 223 vignerons avaient adhéré à la charte.